Le bout du tunnel pour le président élu de l’union des chambres d’agriculture. Après la réconciliation entre lui et les acteurs du domaine qui contestaient son élection, la présidence de la République prépare son investiture qui va avoir lieu incessamment à Mvouni.
Hier mardi au foyer Aouladil Komori à Moroni, Mohamed Soilih alias Momo a réuni les agriculteurs qui sont désormais derrière lui pour leur présenter ses remerciements pour avoir déposé les armes et s’aligner dans son camp, et cela après plusieurs mois d’hostilité (lire numéro du 4 janvier). A la question de savoir quand est-ce qu’aura lieu l’investiture, avortée le 8 novembre, le directeur de cabinet du chef de l’Etat n’a pas donné une date précise.
« Elle aura lieu très bientôt », a-t-il lâché, précisant en revanche que la cérémonie aura lieu à Mvouni. « C’est là où tout a commencé et cette ville a joué un rôle central dans la réconciliation (entre le président élu et les agriculteurs) », poursuivra Youssoufa Mohamed Ali, laissant entendre que pour arrêter une date, Mvouni doit avoir voix au chapitre. Au cours de son allocution, Belou a rendu hommage aux agriculteurs : « En vous réconciliant, vous avez donné une leçon aux politiques. Vous avez montré que l’intérêt général passe avant l’intérêt personnel ».
Le choix de Mvouni n’est pas fortuit. En effet, c’est dans cette même localité où, le 8 novembre passé, l’investiture de Soilih Mohamed alias Momo devait avoir lieu. Sauf que le président de la République en a décidé autrement. En pleine crise entre une frange des agriculteurs, principalement du syndicat (Snac) qui contestaient l’élection de Momo, Azali Assoumani a, lors de son allocution, recommandé qu’un compromis soit trouvé.
Quant au président élu de l’union des chambres, il se dit « serein et avoir confiance au président de la République » malgré les multiples péripéties qui ont marqué son élection. Soilih Mohamed qui soutient « corps et âme » les assises nationales, réclame une place de premier plan pour les agriculteurs dans le dialogue national. « C’est nous qui travaillons, c’est nous qui souffrons. Alors nous allons participer aux assises porter notre contribution mais surtout, nous voulons la place qui nous revient : celle de conduire les assises car oui, les assises appartiennent aux agriculteurs ».
La cérémonie a vu la présence des présidents des chambres d’agriculteurs de Ngazidja et de Mohéli. Celui d’Anjouan n’a pas pu faire le déplacement. Le conseiller juridique du chef de l’Etat, celui chargé de la jeunesse et des sports, mais aussi et surtout le directeur de cabinet du chef de l’Etat, sans oublier le commissaire à la production de Ngazidja et les membres du syndicat des agriculteurs y avaient également pris part.
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