La Gazette

des Comores

Route Ouzini-Outsa : Une première pierre pour mettre fin à l'isolement

Route Ouzini-Outsa : Une première pierre pour mettre fin à l'isolement © : HZK-LGDC

À Ouzini et Outsa, ce lancement n’a pas été une cérémonie comme les autres. Il a surtout donné lieu à une véritable joie chez des populations qui attendaient depuis des années une chose aussi essentielle qu’une route. À Ouzini, notamment, la localité n’avait encore jamais connu de véritable liaison routière, faisant de l’accès aux services et aux besoins fondamentaux de la vie quotidienne une réalité souvent inaccessible. Les gouvernements central et insulaire ont posé, la semaine dernière, une pierre d'espoir.


Pour les habitants, l’arrivée des premiers véhicules dans le village constitue déjà un grand changement. La joie était visible dans les réactions des femmes, des jeunes, des agriculteurs et des responsables locaux. Beaucoup découvrent désormais un nouvel espoir : celui de pouvoir se déplacer plus facilement, évacuer les malades, accéder aux marchés, transporter les produits agricoles et rapprocher les familles des services essentiels. Cette nouvelle route représente bien plus qu’une infrastructure de 10,63 kilomètres. Elle doit permettre de rattacher durablement cette partie de l’île d’Anjouan au reste du territoire, en réduisant l’isolement d’une population de plus de 5 000 habitants. Pendant longtemps, pour ces communautés, l’école, les soins, le commerce, le transport des récoltes ou encore l’accès régulier aux services de base relevaient presque de l’illusion.

 

La piste Gandzalé - Outsa s’étendra sur 5,69 kilomètres, tandis que celle reliant Gandzalé -Salamani - Ouzini couvrira 4,94 kilomètres. Les deux ouvrages représentent un investissement global de 2,15 milliards de francs comoriens, pour une durée des travaux prévue de dix mois. Les agriculteurs espèrent donc pouvoir vendre davantage de leurs récoltes, les femmes voient leurs déplacements facilités et les familles entrevoient enfin une meilleure connexion avec les autres zones de l’île.

 

À Ouzini comme à Outsa, la route est donc accueillie comme un symbole de désenclavement, de dignité et de nouvelles possibilités. Une route qui ne transporte pas seulement des véhicules, mais aussi des produits, des personnes, des services et surtout un nouvel espoir pour toute une population longtemps séparée des fondamentaux de la vie par l’absence de voie d’accès.

 

Younes

 


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