Démarrés depuis octobre 2018, les travaux étaient prévus pour durer 19 mois, soit jusqu’au mois de mai prochain. Entretemps, une révision partielle du contrat initiale est intervenue, ce qui a causé le retard qu’accuse le chantier. La société Eiffage qui a remis ses engins sur le chantier depuis le mois de janvier n’a toujours pas soumis à l’autorité compétente une nouvelle proposition du délai d’exécution.
La route RN2 Moroni-Foumbouni est toujours en chantier depuis presque deux ans. Cette route, repartie, en deux phases, Moroni-Panda puis Panda-Foumbouni devrait être livré dans deux mois si le contrat initial avait été respecté. Seulement, à mi-chemin, la société Eiffage qui construit la route a émis des remarques sur la structure de la chaussée initialement convenue.
En effet, au départ, comme nous l’avons déjà montré dans notre édition du 24 décembre, il était prévu de construite la route Moroni-Foumbouni avec du concassé comme structure de base de la chaussée (pour les profanes, la structure de base c’est ce qui précède le bitume). Après l’avis d’Eiffage, le gouvernement et Sira (le bureau chargé de la mission de contrôle par la Banque Africaine de Développement), en ont pris acte. Dès lors que les trois parties étaient unanimes, une révision du contrat s’imposa et, par conséquent, le délai de dix-neuf mois devrait se rallonger et donner lieu à un avenant.
« Nous avons opté pour une structure de chaussée à la pouzzolane améliorée au ciment pour Ngazidja, tandis qu’à Anjouan nous avons choisi la litho stabilisation. Ces structures sont très solides et résistantes contrairement à ce que nous avions prévu au tout début », nous avait confié en décembre Mohamed Soilih, le directeur des routes selon qui, « c’est la première fois » dans l’histoire du pays qu’une route va être construite avec de la pouzzolane améliorée au ciment.
Au mois de janvier, après une brève rupture des travaux due aux fêtes de fin d’année, les engins d’Eiffage ont refait surface sur le chantier pour un nouveau départ. Trois mois après, le délai d’exécution n’est toujours pas fixé. Contacté par La Gazette des Comores, le directeur des routes souligne que cette décision revient à la société, laquelle ne s’est pas encore prononcée. Aux abords du chantier, des blocs qui dépassent la surface de la chaussée inquiète les riverains. Le patron des routes assure que dans certains endroits le niveau de la route va changer pour mieux lutter contre les eaux de pluies.
Nassuf Ben Amad
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