La Gazette

des Comores

Renversement du navire Majunga II : Les affaires maritimes annoncent des mesures drastiques

Renversement du navire Majunga II : Les affaires maritimes annoncent des mesures drastiques © : HZK-LGDC

Désormais, les navires de charge ne peuvent en aucun cas transporter plus de douze passagers, a annoncé l’agence nationale des affaires maritimes (ANAM), à la suite du renversement du navire Majunga II, un navire de charge qui avait transporté 99 passagers et douze membres d’équipage.


Le drame survenu au navire de charge Majunga II, la nuit du vendredi 16 février dernier, est loin de laisser indifférentes les autorités compétentes bien qu’il n’y ait eu aucune victime humaine. En effet, un bateau destiné au transport des marchandises, tel que le Majunga II n’a pas vocation à transporter des passagers. Notons que le bateau en question avait à son bord 99 passagers plus 12 membres d’équipage, d’où le courroux des affaires maritimes qui vient de sortir des placards les réglementations en vigueur.

 

« Conformément à l’article 230 de la loi N°14-30/AU, relative au code de la Marine Marchande comorienne, les navires de charge ne peuvent en aucun cas transporter plus de douze (12) passagers donnant lieu à une rémunération qu’à titre exceptionnel et avec l’autorisation de l’agence nationale des affaires maritimes », lit-on dans une note d’information, rendue publique le 19 février. « Nous sommes arrivés à un stade où nous sommes obligés d’appliquer la réglementation sans concession aucune », martèle le chef du département sécurité et de sureté maritime. 

 

Abdoul-had Mouhoussoune concède toutefois que ces mesures ne sont pas sans conséquence pour la population de l’archipel. Dans cet entretien avec La Gazette des Comores / HZK-Presse, il révèle que les îles sont desservies par « une dizaine » de bateaux et qu’il n’y a qu’un seul qui réponde aux normes requises pour transporter des passagers, notamment le navire El Djaanfari. « Il faudrait que l’Etat pense à prendre la traversée en charge. Soit il crée une compagnie maritime nationale, soit il appuie les privés », propose Mouhoussoune. Il faut noter que les bateaux étrangers ne sont pas concernés par ladite note. D’où le courrier que l’Anam adresse aux autorités malgaches pour qu’elles appliquent de leur coté le code international sur les navires en partance de leurs ports.

 

Le navire Majunga a chaviré accosté au port de Moroni à 21h45 du vendredi 16 février dernier. En provenance de Madagascar où il a largué les amarres la nuit du 14 février, il a eu une avarie de moteur sur les cotes de Singani au sud de la Grande-Comore d’où il a été remorqué, passagers à bord, jusqu’au port de Moroni. Sur le petit quai où il a été accosté, le navire s’est heurté à une digue qui se trouve sous l’eau quand la marrée fut basse. Les bagages, composés essentiellement de produits alimentaires, reposent jusqu’à nos jours dans l’eau avec une partie du navire. Contrairement aux rumeurs, l’Anam assure que Majunga II détient un certificat d’assurance.

 

 

 

 


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