L'Union des Comores s'efforce de renforcer son système de santé publique pour offrir des services de qualité à sa population sur tout le territoire national. Dans ce contexte et dans un but précédent de lutte contre la pandémie du COVID-19, le projet « Vaccin » a été lancé en 2020, soutenu par le ministère de la santé, puis financé par la Banque mondiale. Afin d’évaluer l'impact de ce projet et présenter ses réalisations concrètes sur le terrain, un tour de presse a été organisé par l'UGP (Unité de gestion de projet) des projets COMPASS/VACCIN pour visiter les sites de santé publique clés, sur l'île de Djoumbe Fatima.
À Mohéli, les journalistes ont eu l'occasion de découvrir ce programme stratégique et son fonctionnement, notamment au CMU de Fomboni, à la direction régionale de la santé à Mohéli, ainsi que dans les centres de santé de Nioumachoi et Wanani, qui sont des acteurs clés dans la mise en œuvre de ce programme de renforcement du système de santé national.
Selon le Dr Mohamed Hafidhou, coordinateur adjoint du projet, « cette visite permettra de mieux comprendre les actions menées pour améliorer la santé publique aux Comores et les perspectives pour l'avenir ». Au CMU de Fomboni, les travaux ont porté sur la solarisation du centre et la mise en normes des installations WASH (eau, assainissement et hygiène), visant à améliorer la qualité des services de santé prodigués aux populations. Depuis 2020, ce projet a considérablement amélioré les structures de santé du district de Fomboni. Le Dr Kadafi Ahamada Attoumani, médecin-chef du district, a présenté les avancées notables, notamment la mise à disposition d'équipements administratifs, de communication et de gestion de données, ainsi que la construction d'infrastructures sanitaires.
Les actions menées ont permis d'améliorer la qualité des soins, avec une augmentation de la fréquentation des patients. Le médecin chef a souligné que « ces aménagements répondent aux préoccupations de la communauté ». « La population a constaté une nette amélioration de la qualité des soins. De plus en plus confiante, la fréquentation des patients a augmenté. Maintenant, avec les nouveaux équipements et le personnel qualifié, ils se sentent en sécurité », a-t-il ajouté. À la DRS de Mohéli, les efforts ont été concentrés sur la réhabilitation, la solarisation et l'équipement en chaîne du froid d'un entrepôt de vaccin, ainsi que l'équipement du Centre des Opérations d'Urgence de Santé Publique.
Aussi, le Dr Said Moilimou Dahalane, chef du service PEV, et responsable chargé de la tutelle hospitalière, a témoigné : « Ce programme nous aide à faciliter et améliorer notre travail au quotidien, sur la gestion des données en renforçant sa capacité de gestion des données. Le programme a renforcé la chaîne de froid pour assurer la conservation et la distribution des vaccins. Et grâce au centre des opérations d'urgence de santé publique, nous sommes prêts à répondre au besoin des patients en assurant la continuité dudit projet pour faciliter l'amélioration des conditions de santé de nos patients dans notre structure. Nous espérons que le ministère de la santé et ses partenaires puissent continuer de nous soutenir dans la continuité des services », s'est-il exprimé.
Pareille, pour les CDS de Wanani et de Nioumachoi, où ce programme aura permis respectivement la mise en place d'un réfrigérateur médicalisé pour la conservation de médicaments, produits et échantillons. Des panneaux solaires ont également été installés pour remédier au manque d'électricité, un handicap majeur auparavant. Ainsi que des améliorations infrastructurelles majeures, notamment, la réhabilitation et l'intégration de latrines séparées pour hommes et femmes, améliorant ainsi l'hygiène et le confort et pour finir, la création d'un puits pour garantir l'approvisionnement en eau.
Cette initiative louable a permis de mieux équiper les infrastructures de santé, notamment en améliorant les services de vaccination et en renforçant les capacités techniques des ressources humaines. Par ailleurs, ce financement de la Banque mondiale n’a pas seulement permis au pays de garantir l'accès aux vaccins de routine et auparavant contre la COVID-19, mais il a également aidé à renforcer la résilience du système de santé face aux défis sanitaires futurs, en stabilisant les services essentiels et grâce à l'investissement dans des infrastructures sanitaires modernes.
Hamdi Abdillahi Rahilie (Stagiaire)
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