Lancé en septembre 2025, un ambitieux programme de renforcement des capacités en langue française mobilise 270 enseignants à Mohéli. Portée par le projet PREFEC, cette formation, soutenue par l’agence française de développement (AFD), vise à améliorer durablement les compétences pédagogiques et linguistiques des enseignants du primaire.
Un important programme de renforcement des capacités en langue française est actuellement en cours, au bénéfice de 270 enseignants issus de différentes écoles primaires publiques de Mohéli comme dans les autres îles. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet PREFEC, un projet du ministère de l’Éducation nationale, financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par les Alliances françaises à l’échelle nationale, sous la supervision étroite du ministère.
Démarrée le 13 septembre 2025, la formation s’étendra jusqu’à la fin du mois de janvier 2027. Elle est structurée en trois grandes périodes. La première s’est déroulée de septembre à fin décembre 2025. La deuxième phase est prévue de janvier à juin 2026, tandis que la troisième et dernière période se tiendra du 15 septembre 2026 à la fin janvier 2027. À ce stade, les participants arrivent au terme de la première phase du programme.
Le ministère de l’Éducation nationale joue un rôle central dans le suivi du dispositif. Un point focal a d’ailleurs été désigné pour travailler en étroite collaboration avec les formateurs et veiller au bon déroulement des activités. Les enseignants bénéficiaires ont été préalablement évalués par le ministère, puis répartis en groupes selon leur niveau de maîtrise du français, sur la base des résultats obtenus.
Actuellement, les participants sont soumis à une phase de test destinée à mesurer les acquis et à évaluer les compétences développées depuis le début de la formation. Cette évaluation permettra notamment de déterminer quels enseignants pourront accéder à un niveau supérieur, en fonction de leurs performances.
Les 270 enseignants concernés sont répartis sur deux sites de formation, notamment à l’École primaire publique (EPP) de Wanani et à celle de Niomachoi. À l’issue du programme, un examen final unique viendra sanctionner l’ensemble du parcours. Les participants recevront une attestation de fin de formation, attestant à la fois de leur assiduité et de leur engagement tout au long du processus.
« Tout se passe bien. La formation est utile et enrichissante. Nous avions un peu perdu l’habitude des exercices de compréhension orale, mais nous nous adaptons progressivement », a confié Hamada Ounaray, l’un des enseignants bénéficiaires.
À travers ce programme, les autorités éducatives ambitionnent de renforcer la qualité de l’enseignement du français et, à terme, d’améliorer les apprentissages des élèves à l’échelle nationale.
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