Trente membres du mouvement scout de l’Union des Comores sont, depuis hier lundi, à l’ENFAG (école de formation de la gendarmerie) pour une formation de base des fondamentaux du scoutisme. D’après les formateurs, c’est la 2eme fois que le bureau mondial du scoutisme ainsi que celui de l’Afrique apportent leur soutien au mouvement national qui n’a jamais eu cette occasion depuis déjà 30 ans.
L’histoire des Comores fait que le mouvement du scout national reste dans un état embryonnaire. Aucune formation n’a eu lieu depuis 1980. Et pour le rendre plus dynamique au même rythme que les autres pays, le bureau mondial et celui de l’Afrique ont envoyé deux experts (l’un de Nairobi et l’autre de Kinshasa), pour encadrer les dirigeants. Ainsi plus de 30 membres issus des trois îles (10 de Ngazidja, 6 d’Anjouan et 4 de Mohéli) sont en formation de 6 jours depuis hier lundi.
L’un des deux formateurs indique qu’ils sont venus renforcer les capacités des adultes de notre organisation mondiale ici aux Comores pour les aider à bien encadrer les jeunes adultes qui sont en contact avec les enfants. Autrement dit : « c’est une formation des formateurs », selon Gilbert Mussumba, commissaire général de la fédération des Scouts du Congo (Fesco).
Et lui d’ajouter que tout le monde sait que le scoutisme se développe dans le temps. Il insiste que la pratique du scoutisme est comme une école ouverte de la classe de CP jusqu’en terminale voire l’université. « Une fois quitté, on va pratiquer ce qu’on avait appris à l’école. Le scoutisme c’est la même pratique », dit-il.
Devant le Lt.-Colonel Dossar, directeur général de l’ENFAG, Jacques U. Sandrizi, responsable du programme messagers de la paix du bureau mondial du scoutisme et du bureau régional Afrique a tenu à préciser que la dernière formation date de 1980. Lors d’un point de presse tenu hier à Moroni, il a précisé que c’est le soutien de l’organisation mondial du scoutisme qui voudrait faire du scoutisme comorien un scoutisme de qualité qui permettra à ces jeunes de devenir des citoyens responsables, autonomes et engagés dans ce pays, c'est-à-dire des vrais cadres.
« Par ce que quand nous avons beaucoup des jeunes qui sont dans le scoutisme, nous avons la chance d’avoir des futurs cadres qui auront des valeurs qui leur permettront de contribuer au développement du pays. Voilà pourquoi les autorités du pays sont activement impliquées pour aider ces cadres du scoutisme à atteindre un niveau de qualité assez élevé pour permettre à la population jeune des Comores de participer activement au développement du pays », a-t-il dit.
Ibnou M. Abdou
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