La Gazette

des Comores

Religion/Covid-19: A quand la réouverture des mosquées ?

Religion/Covid-19:  A quand la réouverture des mosquées ? © : OUSTADH-PADRE

A quelques jours de la célébration du Miradj aux Comores, vendredi prochain, beaucoup se demandent à quand la réouverture des mosquées, fermées depuis plus de 2 mois dans le cadre des restrictions contre la seconde vague de coronavirus. Du côté du Muftorat, on estime que cela sera possible qu’avec l'aval des médecins.


Partout sur les palaces publiques, dans les transports en commun, on n’attend que l’annonce de la réouverture des mosquées. Et les arguments ne manquent pas, notamment les chiffres des derniers bulletins du ministère de la santé et les sorties médiatiques des autorités de l’Etat qui montrent que l’incidence de la pandémie a fortement diminué ces deux dernières semaines. « Pourquoi ne pas ouvrir les mosquées alors que les écoles sont ouvertes ? », se demande Mhadjira Abdou, taximan de la ligne Moroni-Voidjou, soutenu par la plupart des passagers de ce jour la.

 

Et comme la plupart des comoriens, il pense que la beauté du jour de Miradj (ascension du prophète au ciel) vendredi prochain restera l'ouverture des mosquées. « Ce qui est beau dans  cette journée c’est de se rassembler à la moquée pour écouter la fameuse l'histoire du voyage miraculeux et nocturne du Prophète dans nuit du 26 au 27 Radjab » soutient Ahmed Kari, un jeune vendeur.

 

Du côté du Muftorat, on explique que la réponse à cette question ne leur appartient pas, en cette période de crise sanitaire. « Il faut d’abord l'aval de nos médecins puisque il s agit d’une question scientifique, une question de santé publique avant d’être religieuse », explique le secrétariat du Muftorat. D’après eux, ce sont des inquiétudes très pertinentes et légitimes en tant qu’hommes. « C’est tout à fait normal de soulever ces questions. Mais le Muftora doit suivre les recommandations du Coran qui nous dicte de consulter les spécialistes en la matière. Donc, ici ce sont les médecins qui doivent faire leurs recommandations », ajoute Oustadh Mohamed Elfatih.

 

Le Dr Djabir, chargé du service de communication au sein du comité scientifique persiste et signe que l’heure n’est pas encore arrivée pour l’ouverture des mosquées. « Tant qu'il n’y aura pas de comité spécial dans les mosquées, comme à La Réunion pour ordonner et orienter les prières, contrôler l’entrée et la sortie des mosquées, nous ne pouvons pas donner ce conseil. C’est une lourde responsabilité qu’il faut assumer. Il faut prendre toutes les précautions pour ne pas faire ce que nous avons fait lors de la première vague », explique-t-il. Même son de cloche avec le Dr Moundhir Djoubeir. Ce médecin spécialiste en neurologie qui travaille au service du centre de dialyse à El Maarouf montre qu’il y’aura une évaluation de la maladie après deux semaines. « Après deux semaines de cours, ce sont ses résultats qui vont nous dicter si oui ou non il faut ouvrir les mosquées », précise-t-il tout en priant que d’ici le 15 mars prochaine les choses évoluent positivement.

 

Ibnou M. Abdou

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.