La Gazette

des Comores

Le mihraj célébré sans le faste habituel pour cause de Coronavirus

Le mihraj célébré sans le faste habituel pour cause de Coronavirus © : HZK-LGDC

Selon la tradition musulmane, le Prophète Mohamad est monté aux cieux en compagnie de l'ange Gabriel sur une monture appelée Bouraq après être allé sur le mont al aqsa Assad à Jérusalem. Cette même tradition situe cet événement le 27 rajab (7ème mois) de l'an 2 avant l'hégire, soit autour de l'année 620 de l'ère chrétienne, plus connu sous l’appellation « nuit de l'ascension ». Aux Comores cette journée est célébrée sans le faste habituel pour cause de coronavirus.


Les musulmans ont commémoré vendredi 12 mars dernier, 27ème jour du mois lunaire Radjab, connu sous le nom de Miradj. Plusieurs savants avancent que la nuit du 26 au 27 Radjab coïncide avec la date où le prophète a effectué son voyage miraculeux. « Il s’agit d’un long voyage que le prophète a effectué en quittant la Macque vers Jérusalem jusqu'au ciel et revenir en une seule nuit, avant même l’aube. Au cours de ce voyage, le messager a rencontré son seigneur pour lui donner les recommandations dont la prière et sa valeur », indique Dr Abdoulhakim Mohamed Chakir, vice-Mufti de la république.

 

Lors de ce voyage nocturne (l’Ascension), le Messager fut transporté physiquement depuis la mosquée sacrée jusqu’à la Mosquée lointaine. A travers cet Al-Masjid Al-Aqsâ à Jérusalem sur un animal nommé Al-Burâq, le prophète était en compagnie de l’ange Gabriel. A Jérusalem, il mit pied à terre, accrocha Al-Burâq à un anneau fixé dans la porte de la Moquée Al-Aqsâ, et il dirigea ensuite une prière commune avec tous les prophètes venus avant lui. Tous prient derrière lui. Après cela, Gabriel l’emmena dans les Cieux sur le même animal.

 

« Ce que Dieu a accordé au Prophète, à travers ce voyage est un don qu’Il n’a donné à nul autre que lui. Le Prophète a traversé un à un les cieux et y a rencontré les autres prophètes et messagers », ajoute Dr Abdoulhakim qui précise que « au-delà du sens spatial, cet épisode revêt un sens spirituel primordial : si l’Envoyé de Dieu a pu s’élever constamment de ciel en ciel, rencontrant à chaque fois les prophètes et messagers résidant dans ces cieux, continuellement il gravissait les cieux, dépassant leurs habitants physiquement, mais aussi spirituellement, d’Adam, au premier ciel, jusqu’à Ibrâhîm au septième ciel. Il a dépassé tout cela pour atteindre Sidrat al-muntahâ (le Lotus de la Limite), l’arbre de la fin, puis arriver là où nul ange ni prophète-messager n’avait jamais posé le pied ; « à une distance de deux arcs ou moins encore. », comme si bien expliquer le Coran Sourate LIII, : L’Étoile, verset 1 à 18.

 

Aux Comores, cette journée est exceptionnelle puisque « nous vivons avec le coronavirus cette année », avance Yahaya Mohamed Iliasse, un ancien député de la région Mbadjini, conseiller du chef de l’Etat en charge des affaires religieuses. « On peut jeûner et faire des software avec les familles », ajoute-t-il. A défaut des rassemblements dans les mosquées, Yahaya propose des émissions à travers les radios et dans les réseaux sociaux.

 

Ibnou M. Abdou

 


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