Les oulémas de la place ont émis un « fatwa » contre le tube très en vogue actuellement dans l'archipel « Yi remwa ». Dans un point de presse tenu lundi matin, ils ont dénoncé une chanson obscène aux relents sataniques visant à casser la foi des comoriens.
Décidément le tube d'Ali Combo « Yi remwa » ne fait pas le bonheur de tout le monde. Si la chanson a la cote du coté d'une catégorie de la jeunesse, elle déchaîne par contre la fureur des chefs religieux de la place au point d'émettre un « fatwa » (un jugement) contre cette tube.
Dans un point de presse organisé dans un hôtel de la place, ces érudits se sont indignés contre une chanson disent-ils obscène et aux relents sataniques, visant à casser la foi des comoriens. « Je ne pense pas que cette chanson soit l’œuvre d'un mahorais et j'en suis sûr que les mahorais comme d'ailleurs tous les comoriens ne se reconnaissent pas dans un tube qui déshonore notre pays », a dénoncé le député Fundi Ali Hadji, appelant l'auteur à se repentir et à chercher pardon devant Dieu.
Pour l'élu de la région Mitsamiouli-Mboudé « yi remwa » cherche à « diviser » les comoriens entre eux : « entre (sic) barbus et autres », a-t-il dit. Dans son réquisitoire à charge contre Ali Combo l'auteur et interprète de la chanson, Fundi Ali Hadji appelle à bannir le tube et à le faire retirer des rayons.
Même colère pour Dr Nourdine Bacha pour qui l’État doit prendre ses responsabilités et interdire la chanson pour des raisons, croit-il savoir de sécurité. A l'en croire l'opus sème la zizanie chez les jeunes qui sont susceptibles d'après-lui de menacer la paix. Et elle serait pour lui blasphématoire envers la femme. Il faut noter qu'il est rare que les oulémas du pays émettent ce genre de « fatwas », le tube d'Ali Combo fait l'exception.
Pour rappel cette chanson œuvre des jeunes mahorais a fait une éruption fracassante dans les milieux de la musique de l'archipel et a fait le buzz. Elle est le plus souvent détournée et transformée en bras d'honneur contre des adversaires potentiels. Ainsi après la victoire des cœlacanthes contre l'île Maurice on entendait aux abords du stade de Mitsamiouli où s'est déroulé la rencontre ainsi que dans les rues de la capitale, les supporteurs de cœlacanthes « wawo wa remwa » (traduction littérale : ils ont été battus).
Maoulida Mbaé
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farde:
04/04/2017 à 08:53 AM
Foundi Ali Hadji, élu pour la circonstance n'a que s'occuper des vrais problèmes du pays.
Yi remoi, ou non, le pays a besoin de vrais solutions aux problèmes aux quels subit le pays.
Il ne sert à rien de se donner une virginité après les devoirs qu'il a connu suite au holdup qu'il a parrainé lors de l'élection du bureau de l'Assemblée.
Qu'il aille se repentir et nous laisse tranquille.
" Lakoum fini koum waliadini" bo foundi et à chacun sa conscience.