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des Comores

Registre social unique : 62 000 ménages déjà enregistrés

Registre social unique :  62 000 ménages déjà enregistrés © : HZK-LGDC

Le Registre social unique (RSU) poursuit sa mise en place aux Comores. Avec 62 000 ménages enregistrés, cet outil constitue aujourd'hui la base de données socio-économiques la plus complète du pays. Créé par le décret n°20-090/PR du 23 juin 2020, il est appelé à servir de référence pour le ciblage des programmes de protection sociale. Le Gouvernement et la Banque mondiale travaillent désormais à son opérationnalisation et à son ancrage institutionnel.


Présentant l'état d'avancement du registre, la représentante de la Banque mondiale en Union des Comores, Amada Aida, a indiqué que le RSU rassemble désormais les données de 62 000 ménages.

« Avec 62 000 ménages enregistrés, il constitue aujourd'hui la base de données socio-économiques la plus complète jamais constituée aux Comores », a-t-elle déclaré, saluant un résultat obtenu grâce à la collaboration entre les équipes gouvernementales et les partenaires techniques et financiers. Pour la Banque mondiale, le RSU dépasse le simple cadre d'un outil statistique. « Le RSU n'est pas simplement un outil technique. C'est une infrastructure sociale fondamentale, au même titre qu'une route ou un hôpital, car il conditionne la qualité et l'équité des politiques publiques », a-t-elle expliqué.

 

Elle a rappelé que les registres sociaux permettent aux États d'identifier rapidement les ménages les plus vulnérables en cas de crise, qu'il s'agisse d'une pandémie, d'une catastrophe naturelle ou d'un choc économique, afin de mieux orienter les aides publiques. La représentante de la Banque mondiale a également insisté sur la dimension liée à l'égalité entre les femmes et les hommes. « Les données collectées permettent d'identifier les femmes cheffes de ménage, les mères isolées et les ménages les plus exposés aux inégalités. L'implication du ministère chargé du Genre est donc essentielle », a-t-elle souligné. Autre enjeu évoqué : la pérennité du registre. Selon elle, celle-ci passe par un ancrage institutionnel durable. « La Banque mondiale accompagne les efforts visant à renforcer les capacités du ministère de la Santé et de la Protection sociale, notamment à travers la structuration de la Direction générale de la protection sociale, appelée à assurer la gestion institutionnelle du registre », a-t-elle précisé.

 

À terme, le RSU devrait permettre d'identifier les bénéficiaires des principaux programmes sociaux du pays, notamment les transferts monétaires, les dispositifs de gratuité des soins, les bourses scolaires et d'autres mécanismes d'assistance. La Banque mondiale recommande également la mise en place de protocoles de partage des données entre les administrations concernées, dans le respect de la confidentialité des informations personnelles. Le coordonnateur national du Projet Filets sociaux de sécurité, Ibrahima Ahamada, a rappelé la vocation de cet outil. « Le RSU n'est pas seulement une base de données. C'est un instrument de solidarité nationale et de protection sociale qui permettra de mieux coordonner les interventions, d'améliorer l'efficacité des programmes et de faire en sorte que les ressources bénéficient effectivement aux familles les plus vulnérables », a-t-il déclaré. Créé en 2020, le Registre est destiné à devenir l'outil de référence pour le ciblage des politiques de protection sociale aux Comores. Son déploiement se poursuit avec l'ambition d'améliorer la coordination des interventions sociales et le ciblage des ménages les plus vulnérables.

 

El-Aniou Fatima

 


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