L’Ambassade de France, à travers le projet FSPI (Fonds de Solidarité pour les Projets Innovants), a organisé ce mercredi 26 février un atelier dédié à la vulgarisation du rapport d’évaluation des laboratoires. Financé à hauteur de 180.000 euros, l’événement qui s’est tenu à Moroni, a réuni des chercheurs, des universitaires et des responsables scientifiques.
Chaque intervenant a présenté la mission, la vision et les projets de son laboratoire, mettant en avant les réalisations et les perspectives d’avenir, etc. L’objectif de cette rencontre était de faire un point d’étape après les rapports présentés en 2023. La matinée a été marquée par une série de présentations des différents laboratoires. Sous la modération du Dr. Abdoulhafar Halassi Bacar, plusieurs participants de l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, la Pêche et l’Environnement (INRAPE) ont exposé les travaux des laboratoires d’entomologie et phytopathologie, d’agro pédologie ou encore d’écologie fonctionnelle et environnementale.
Après une pause-café, d’autres laboratoires ont pris le relais, notamment celui de santé animale et zoonoses, de contrôle qualité et de physique de l’environnement et du climat. Le doyen de la Faculté des Sciences et Techniques (FST) et le professeur Pascal Allemand, en charge de la coordination du projet, ont apporté un éclairage sur les enjeux scientifiques et académiques de ces structures. Dans la foulée, l’attaché de coopération scientifique et universitaire, Ludovic Khamchane a souligné l’importance de cet atelier dans le renforcement des capacités des chercheurs comoriens. « La recherche scientifique est un moteur essentiel du développement. À travers le projet FSPI, la France réaffirme son engagement à accompagner les laboratoires dans leur structuration et leur montée en compétence », a-t-il déclaré.
De son côté, la représente du recteur de l’Université des Comores, Abdouraouf Echata, a montré la nécessité d’une meilleure synergie entre les laboratoires et les institutions académiques. « L’université doit être le creuset du savoir et de l’innovation. Cet atelier permet de valoriser les travaux de nos chercheurs et d’identifier les défis à relever pour améliorer la qualité de la recherche », a-t-elle affirmé. La seconde partie de la journée, dirigée par le Dr. Chakira Abacar Soilihi, a été consacrée à la gouvernance et à l’organisation des laboratoires. Il s’agissait d’un moment d’échange sur les défis structurels et opérationnels. Les discussions ont notamment porté sur « le plan d’action global opérationnel » afin d’améliorer les performances et la coordination entre les équipes de recherche.
« Cet atelier est une opportunité pour renforcer la collaboration entre les chercheurs et identifier les besoins en termes d’infrastructures et de financement », a souligné un intervenant. L’événement s’est conclu par une synthèse des échanges et des recommandations formulées par les participants. Cet exercice de vulgarisation a permis non seulement de valoriser le travail des laboratoires, mais aussi d’explorer les pistes d’amélioration pour un meilleur rayonnement de la recherche scientifique aux Comores.
Mohamed Ali Nasra
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