Ce 19 juin, Hassani Mohamed Rafsandjani a reçu le prix Guy Carcassonne à Paris en présence de Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel français. Son article, publié par le quotidien français, Le Monde a été choisi parmi une centaine de contributions. Il traitait de l’épineuse question des enfants de djihadistes présents dans des zones de conflits tels que l’Irak ou la Syrie.
Hassani Mohamed Rafsandjani, doctorant en droit public, au Centre de droit et de politique comparé de l’Université de Toulon. Rafsandjani a reçu ce 19 juin, le prix Guy Carcassonne * des mains du Président du Conseil Constitutionnel Laurent Fabius, à Paris. Il a ainsi obtenu le prix du meilleur article constitutionnel publié par le Quotidien français ce mercredi, Le Monde. Son titre est celui-ci : « enfants de djihadistes mais enfants de la république ». Comme indiqué, celui-ci traitait l’épineuse question (du point de vue juridique) des enfants (français) de djihadistes qui se trouvent (entre autres) en Irak, Syrie et de leur rapatriement (auquel est opposé une large majorité de français).
Par la plus heureuse des coïncidences (et beaucoup de travail), Rafsa comme il est communément appelé a donc reçu ce prix, du nom d’un de ses modèles, juriste comme lui, Guy Carcassonne. D’ailleurs, il aime à dire « je serai Guy Carcassonne ou rien ». « J’ai ressenti beaucoup de fierté. Ce prix a une saveur particulière parce qu’il s’appelle Guy Carcassonne. J’ai été choisi parmi plus d’une centaine de contributions, cette distinction est un honneur pour moi », a-t-il fait savoir. Elle l’est aussi pour bon nombre de comoriens. Ces derniers via les réseaux sociaux se sont empressés d’adresser leurs vives félicitations à l’un des membres fondateurs de l’association Ngo’Shawo.
Connaissant l’homme et au vu du concours, ce n’est pas pour rien qu’il y a participé. « J’ai fait ce concours pour rendre hommage à Guy Carcassonne. C’est mon modèle, il s’agit d’un professeur qui a décidé de faire sortir le droit des amphithéâtres pour le placer dans la cité et prendre part au débat public. C’est en le suivant et en le lisant que j’ai trouvé ma voie. Que j’ai su pourquoi je voulais faire du droit », a-t-il indiqué. Et de poursuivre, « comme lui, j’ai envie d’essayer de rendre le droit accessible dans le débat et partout être un militant de l’Etat de droit ».
D’ailleurs, Mohamed Hassani Rafsandjani a été découvert par le public comorien, largement grâce à sa fameuse chronique hebdomadaire, « Au nom du droit », qui était alors publiée par le journal de l’Etat, Al-watwan. La chronique, accessible par le plus grand nombre du fait la fluidité de son écriture était très suivie, parce qu’elle décortiquait une actualité majeure de la semaine. Sa tête était donc « mise à prix », selon certains dires par les autorités comoriennes. Et c’est donc sans surprise que le directeur général d’Al-watwan, Maoulida Mbae a malheureusement décidé d’y mettre fin au milieu de l’année dernière, peu après sa nomination.
Pour autant, Rafsandjani pour qui le prix Guy Carcassonne n’est « qu’une parenthèse heureuse », trouve toujours le moyen de livrer son opinion (de juriste) et « continue toujours à prendre part au débat politique et institutionnel du pays afin que celui-ci retrouve notamment, la normalité constitutionnelle ».
Fsy
Ce n’est donc pas un hasard si le jeune trentenaire révélé au public comorien, grâce à sa chronique hebdomadaire sur le Quotidien d’Etat Al-watwan
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