La question fait l’objet d’un atelier de deux jours de la commission de la carte de presse, composée par le ministère de l’information, le conseil national de la presse et l’audiovisuel, et les organes de presse, entre autres.
Course contre la montre. Le ministère de l’information a pris l’initiative de faire attribuer la carte de presse « au plus tard le 11 mars » prochain. Une commission de la carte de presse travaille d’arrache pied sur ce sujet, depuis hier. Qui a droit à la carte de presse ? Pourrait-on être fonctionnaire, par exemple, et journaliste à la fois ? Autant de questions que la commission s’est posées au cours de l’atelier ouvert hier au siège du conseil national de la presse et l’audiovisuel (CNPA).
Le président de cette instance dont les missions consistent à faire respecter le pluralisme, l’équité et les règles éthiques se désole quant au silence de la loi sur les « compétences réelles » du journaliste et des autres personnels qui tout en travaillant dans une entreprise de presse et tirant l’essentiel de leur revenu exercent d’autres métiers. « Le débat doit préciser ces questions pour éviter toute confusion entre journalisme, animateur, producteur d’émission… », avait-il insisté dans son discours d’ouverture, hier.
Sur les critères, les avis divergeaient. Légèrement. Certains participants pensent que puisque c’est le début, il ne faut pas être « trop élitiste ». Une suggestion qui, semble-t-il, sera prise en compte dans les textes en cours d’élaboration. « La carte est le premier élément de la valorisation de la profession. C’est un moment fort et ça interpelle non seulement les pouvoirs publics, mais aussi les journalistes dans leur engagement pour l’éthique », a réagit le président de l’association comorienne de la presse écrite (ACPE), Aboubacar M’Changama.
Toufé Maecha
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