Pour mieux préserver les ressources marines et améliorer les conditions de vie des pêcheurs, le projet SWIOFISH avec l’appui de la Banque Mondiale a signé un accord avec le parc marin de Mohéli ainsi que les pêcheurs afin de mettre un terme à la pêche au poulpe pendant trois mois. La cérémonie a vu la participation des responsables de l’économie locale, le coordinateur insulaire du projet SWIOFISH et les pêcheurs de ces localités.
Suite à un constat fait de la disparition des espèces marines notamment les poulpes, le parc marin de Mohéli a décidé de mettre fin à la pêche au poulpe. Une initiative que les pêcheurs de ces deux villages tiennent à respecter tout en promettant qu’aucune personne ne contreviendra à cette mesure. Désormais les périodes de reproduction seront respectées pour ne pas épuiser les ressources marines, précisément les poulpes. Et la campagne de pêche dans cette région du parc marin de Mohéli reprendra le 28 février 2020. « Nous avons constaté que les poulpes sont en voie de disparition surtout dans ce côté sud de Mohéli. A cet effet, il est préférable de stopper pendant 3 mois la pêche au poulpe, pour que ces espèces marines puisent se reproduire. Cela aidera également l’augmentation des poulpes dans nos mers, avance Daniel Laylina, le directeur du parc marin de Mohéli. Vous les villageois de Ndrondroni et Miremani, vous les responsables de ce site, il ne faut jamais laisser personne venir pêcher le poulpe avant les 3 mois. Il faut laisser ces espèces se reproduire ».
Ces dernières années, les richesses marines au niveau de l’archipel ont diminué. C’est pourquoi les responsables étatiques cherchent des solutions afin de préserver ces ressources naturelles. « Cette initiative demande la contribution de tout le monde. C’est la raison pour laquelle, nous sommes ici pour l’arrêt temporaire de la pêche au poulpe. Il est impératif de respecter cet accord, de ne plus pêcher le poulpe avant le 28 février », lance Saïd Abdoulbak Attoumane coordinateur insulaire du projet SWIOFISH, avant d’ajouter que « Chaque personne doit être responsable. Nous allons envoyer des matériels de sécurisation pour mieux protéger ce parc et pour sa réhabilitation ».
Au niveau des villageois, ils saluent une telle initiative et s’engagent à respecter la consigne. « Nous mettons un terme à la pêche au poulpe pendant 3 mois. Nous prendrons nos responsabilités et nous serons tous des agents de sécurité pour notre parc marin, car c’est pour le bien de nous tous ainsi que de nos enfants », conclut Mariama Soule représentante des deux villages.
Nassuf Ben Amad
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