Quatre boulangeries de la capitale ont déjà fermé leurs portes à cause de la pénurie de farine. Le chef du magasin de la boulangerie Pain Soleil de Magoudjou a révélé que quatre autres boulangeries de Moroni ont également cessé leurs activités. Cependant certaines travaillent toujours, même si leur production a sensiblement baissé. C’est le cas de NASSIB Sarl dont le responsable nous dit avoir « réduit sa quantité de production depuis le début du moins de juin, connaissant le retard des bateaux ».
Après la crise des produits carnés, le comorien va connaitre celle de la baguette. Depuis presque deux semaines, il est difficile de trouver de la farine à Ngazidja. Cette pénurie a déjà provoqué la fermeture de certaines boulangeries de la capitale à l’instar de la boulangerie Pain Soleil à Magoudjou. De passage dans ce lieu hier 1er juillet, le chef du magasin a regretté cette carence de farine tout en révélant que d’autres boulangeries dans la capitale se trouvent dans la même situation. « Dans cette crise, certaines boulangeries travaillent toujours. Mais la population doit être prudente pour ne pas consommer du pain fabriqué à base de farine avariée. Car des arnaqueurs tentent de vendre de la farine avariée à des boulangeries pour éviter une perte », dit-il.
Du côté des établissements Nassib SARL connu par son pain, son patron Ahmed Chamssoudine montre de son côté qu’ils ont réduit la quantité de production. « Nous étions dans l’obligation de réduire notre quantité de production depuis le début du mois de juin », avance-t-il, tout en précisant que cette pénurie a une relation avec les crises provoquées par la covid-19 qui a désorganisé la chaine logistique dans le cadre du transport maritime. « La pénurie est de courte durée. Pour ce mois de juillet, les TCS bloqués à Longoni et Mutsamudu doivent arriver à partir de cette semaine », rassure-t-il.
En partant de cette attente, plus précisément la cargaison de farine attendue au port de Moroni les jours qui viennent, il faut comprendre que ce bateau devrait arriver le 30 juin dernier mais la date est repoussée. Selon une source proche des transitaires, les conditions d’accoster au port de Moroni sont très défavorables vue l’aspect stratégique du port alors que des nouveaux tarifs très onéreux viennent d’être adoptés et imposés aux opérations de déchargement. Ce qui explique pourquoi les navires préfèrent accoster au port de Mutsamudu. Toutefois la difficulté actuelle poursuit notre source, est de trouver un moyen de transporter les cargaisons depuis Mutsamudu jusqu’à Moroni. Et si cela se trouve, la cargaison de la farine devra arriver le 4 juillet prochain. Croisons les doigts.
Kamal Gamal
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