Les responsables de la direction générale de la sécurité civile (DGSC) et de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACM) se sont réunis hier dans le cadre du Forum national sur les perspectives climatiques saisonnières, afin de faire le point sur l’évolution de la pluviométrie et les prévisions climatiques pour l’année 2026.
Les analyses présentées indiquent une température globalement supérieure à la moyenne sur l’ensemble du territoire national, ainsi qu’une saison cyclonique 2025–2026 plus active que la normale dans l’océan Indien. Selon les experts, entre zéro et deux phénomènes cycloniques pourraient affecter la région, bien que ces prévisions restent entourées d’incertitudes. Intervenant lors du forum, Abida Abdallah, chargée de la prévention saisonnière, a annoncé que les précipitations seront supérieures à la moyenne à Ngazidja, inférieures à Mohéli et faibles à Anjouan pour la période allant de janvier à mars. Elle a également confirmé que les températures resteront au-dessus des normales saisonnières sur l’ensemble des îles.
De son côté, Saniya Ahmed Sidi, prévisionniste à l’ANACM, a évoqué la probabilité de 0 à 2 phénomènes cycloniques, tout en précisant que « rien n’est encore certain ». Elle a par ailleurs souligné que la position géographique de Madagascar joue un rôle protecteur pour l’archipel des Comores face aux trajectoires cycloniques. Les autorités ont ainsi appelé les populations à la vigilance et à la préparation, afin de limiter les risques liés aux éventuelles intempéries et événements climatiques extrêmes.
Dans son allocution, Miroirdine K. Mabrouk, agro-météorologue à l’ANACM, a mis l’accent sur l’abondance attendue des pluies entre janvier et mars, période durant laquelle les précipitations devraient être supérieures à la moyenne à l’échelle nationale. Face à cette situation, il a recommandé aux agriculteurs de curer les caniveaux, de renforcer les actions de reboisement et de redoubler de vigilance contre les phytopathologies et les ravageurs des cultures. Il a également conseillé de privilégier les champs de plateau pour les cultures sensibles à l’excès d’eau, et les zones de bas-fond pour les cultures nécessitant une forte humidité. Ainsi, Taniya Saïd Sidi a rappelé que « la saison cyclonique 2025–2026 s’annonce plus active que la normale, avec une probabilité de 50 % d’une saison active. Les zones de formation les plus probables se situent à l’est du bassin, avec des trajectoires généralement orientées d’est en ouest ».
El-Aniou Fatima (stagiaire)
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