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Préservation du parc Mont Ntringui : Impliquer les communautés pour de meilleurs résultats

Préservation du parc Mont Ntringui : Impliquer les communautés pour de meilleurs résultats © : HZK-LGDC

Afin de dresser un état des lieux des activités du Pnud et de recueillir leur impact au profit des citoyens, une mission du Pnud s’est rendue à Ndzuani la semaine dernière, notamment sur le parc national Mont Ntringui, qui s’étend des forêts aux lacs sacrés de Dzialandze et Dzia Dengue.


Parmi les visites sur le terrain effectuées, la mission a escaladé les hauteurs boisées du Mont Ntringui avant de se poser sur les rives paisibles des lacs Dzialandze et Dzia Dengue. Ce parc national est un sanctuaire de biodiversité étendu sur 7 914 hectares. Il est constitué de 20 villages et regroupe 10 communes dont Mutsamudu, Bazimini, Bandrani, Chironkamba, Bambao Mtrouni, Domoni, Ngandzale, Koni djodjo, Ada, Moya et Vouani. Cet écosystème terrestre renferme beaucoup d’espèces végétales et animales endémiques en voie de disparition. D’où la sensibilisation sur la restauration de la couverture forestière pour sécuriser les ressources hydriques essentielles à toute l'île. « Le Lac Dzialandze est le noyau dur de notre parc. C’est d’ici que vient l’eau utilisée sur toute l’île », rappelle Irsa Mohamed, éco-garde et chargée de la communication du Parc, se réjouissant du fait que dans la zone, aucun déchet plastique n’a été aperçu. Pour elle, « cela témoigne d'un changement radical des mentalités ».

 Afin de promouvoir une conservation durable, le projet des aires protégées mise sur une stratégie d’implication de la population locale, et les administrateurs du parc, un modèle proposé par le Pnud. « Dans ce sens, il y a eu la signature de 20 accords villageois, la mise en place de 5 groupes de surveillance après avoir été formés ainsi que deux groupes, l’un dénommé « les amies du parc » et l’autre, « les leaders communautaires du parc », lit-on dans document remis à la presse. Toujours dans le but de garantir une culture durable de la terre, le Parc national Mont Ntringui, sous l’appui technique et financier du Pnud à travers le Fonds mondial pour l’environnement (Gef) a initié des formations au profit des agriculteurs. Il s’agit de sensibiliser sur la conservation de la terre à travers des techniques agricoles innovantes.  Formée aux nouvelles techniques de traitement des semences de bananiers, Andilati Ahamadi Moulimou, mère de quatre enfants et originaire de la localité de Dindri a vu son quotidien se transformer.

« Avant, les bananiers prenaient beaucoup de temps pour grandir. Aujourd’hui, je me sens capable de tout préparer moi-même à la maison. Cette formation nous permet de travailler la terre de manière durable », confie-t-elle. Un constat que partage Mohamed Ahamadi, cultivateur et éleveur qui met l’accent sur les compétences acquises. « On a appris qu’il fallait tremper les plants avant de les mettre en germoir, puis en pot pendant 15 à 20 jours. C’est bien plus facile et bénéfique », a-t-il expliqué, content d’apprendre que « l'on peut produire tout en préservant la terre ». Les formations et sensibilisées ne sont pas seulement dédiées aux vieux parents agriculteurs. Le parc a formé 76 jeunes « Ambassadeurs » pour porter ce message. Mais aussi, pour que chaque citoyen se transforme en gardien des ressources naturelles du pays. Pour le Pnud à travers le programme Gef, la lutte contre le changement climatique commence par la confiance accordée aux communautés pour protéger leur propre avenir et pour promouvoir un écosystème durable et rentable.

Hamdi Abdillahi Rahilie

 

 

 

 


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