Dans le cadre de ses activités, la Banque Mondiale contrôle régulièrement et établit des comptes rendus sur de nombreux aspects du développement de ses pays clients. C’est ainsi que l’Analyse Environnementale de Pays (Country Environmental Analysis ou CEA) est l’un des outils de diagnostic essentiels au niveau des pays permettant de procéder à une évaluation systématique des priorités de développement environnementales, des implications environnementales des politiques fondamentales et de l’aptitude des pays à prendre en main leurs priorités.
Dans ce contexte, la Banque Mondiale appuie la préparation de l’Analyse Environnementale Pays pour l’Union des Comores et un atelier de consultation des parties prenantes a été organisé les 7 et 8 avril à l’hôtel Retaj. La CEA a pour objectif d’évaluer de manière systématique les enjeux environnementaux auxquels le pays est confronté en vue de l’élaboration des recommandations politiques et de l’identification d’investissements prioritaires pour une croissance économique durable. Cette analyse devrait permettre au gouvernement de se positionner sur les aspects environnementaux en lien avec le développement économique et social.
Elle est préparée en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, de la Pêche de l’Environnement et du Tourisme avec l’appui d’experts de l’Institut Deltares, de l’Association d’Intervention pour le Développement de l’Environnement (AIDE Comores) et de l’Université des Seychelles. L’atelier avait pour but de discuter des résultats intermédiaires du rapport avec les parties prenantes. Il a réuni des représentants des institutions publiques, paraétatiques, universitaires et des acteurs non-étatiques (société civile et secteur privé).
Quatre groupes de travail ont été mis en place à l’issue de la première journée. Les quatre thématiques retenues sont l’Agriculture, la forêt, les ressources en eau et le secteur marin en liaison avec l’économie bleue. Les groupes avaient mis en avant les défis auxquels les secteurs avaient à faire face et ont proposé des solutions. Il s’agissait aussi de se baser sur des projets ou programmes réussis pour un retour d’expérience.
Des discussions animées ont été menées autour du concept d’économie bleue. Il faut savoir que le but de l’exercice était de décliner ce qu’il convient de faire et non pas s’appesantir sur des recommandations qui finissent la plupart du temps au fonds d’un tiroir. On a pu noter que les participants ont pris à cœur le travail et les organisateurs n’ont pas manqué de remercié les uns et les autres du travail abattu tout au long de ces deux jours.
Pour le commissaire général au Plan, M. Fouad Goulam qui a ouvert l’atelier : « Cette analyse environnementale est donc un outil inestimable pour évaluer ces défis et proposer des perspectives solides sur un développement durable et résilient. Ainsi ce travail s’aligne aux priorités nationales tel que définies dans le plan Comores Émergent à l’horizon 2030 et son plan de développement intérimaire. Ce pourquoi j’exhorte l’ensemble des participants d’apporter leurs contributions pour compléter tout manque d’information éventuelle en vue de consolider le travail réalisé et de pouvoir ainsi se l’approprier». En effet, la CEA a pour objectif de fournir une base analytique en vue de l’élaboration de recommandations politiques et d’aider à définir les investissements prioritaires.
Mmagaza
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