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des Comores

Préparation de la fête de l'Aid / Moroni en effervescence, malgré la crise…

Préparation de la fête de l'Aid / Moroni en effervescence, malgré la crise… © : HZK-LGDC

Plus que quelques jours avant la fête de l'Aid el-fitr, fête musulmane qui coïncide avec la fin du ramadan. A Moroni, c'est l'effervescence. Du petit marché de la capitale à celui de Volo-Volo, un concentré de couleurs et d'échanges. Des scènes de joie, des chansons populaires, des marchands ambulants, des voix qui se mêlent de toute part, pas de doute, l'Aid el fitr approche.


A Moroni, hommes, femmes et enfants déambulent dans les ruelles où s'entassent les marchandises. Certains clients se plaignent des prix trop élevés. « Habiller son enfant en cette période n’est plus dans le rythme des années passées. L’argent, il n’y en a pas! Même si certains produits sont moins chers mais il est difficile de s’en procurer vu la situation financière », regrette une mère de famille venue faire du shopping avec son fils âgé d'à peine 8 ans.

 

Sous un soleil de plomb, les commerçants, fatigués, se sont installés sous l’ombre des parasols, des murs et des arbres qui couvrent la capitale, leurs produits alignés sur des tapis à même le sol. Il en est de même pour les vendeurs ambulants. Sur la route de Magoudjou, Rachid, vendeur, assure qu'il gagne peu. « Malgré qu’on ait cassé les prix de nos produits, on n’arrive même pas à vendre et le peu qu’on vend, on ne fait pas de bénéfice ». Dans les deux marchés de la capitale, les mêmes scènes, le même brouhaha. Les passants tentent de se frayer un chemin entre les véhicules et les marchandises étalées ici et là, restreignant la mobilité.

 

« Tous les ans c’est comme ça, alors pourquoi s’énerver ? », dit, amusé, Abdou, un taximan alors que les klaxons retentissent de toute part. Malgré la crise, les clients sont contraints d'acheter. La tradition veut qu'à la fête de l'Aid, chacun s'embellisse et mette ses plus beaux habits, les enfants particulièrement. Dans le quartier Ambassadeur, le patron d'une enseigne dédiée aux produits pour enfant touche du bois. « Ça ne se passe pas trop mal. Nous sommes satisfaits du peu que nous vendons car la concurrence ne facilite pas les choses », a-t-il confié.

 

Désignée, il y a 8 ans, capitale de la culture islamique dans la région africaine, Moroni en cette fin de ramadan, oscille entre ambiance musicale et prières surérogatoires. Pour certains, les deux ne font pas la paire et ils ne manquent pas de le rappeler: « Avant même la fin du ramadan, les femmes se dénudent. Elles oublient que cette dernière dizaine est la période la plus sacrée de tout ce mois de ramadan! Les hommes ont déserté des mosquées... », déplore un homme rencontré au marché de volo-volo. Pour rappel, le mois de ramadan prendra fin avec l'apparition du croissant de lune dans la soirée de jeudi ou de vendredi.

 

A.O Yazid

 


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