La Gazette

des Comores

Protection de l’environnement : 11 projets validés pour protéger les îles

Protection de l’environnement : 11 projets validés pour protéger les îles © : HZK-LGDC

Le Comité national de pilotage du Programme de microfinancements du FEM s'est réuni le 3 août dernier à la salle conférence du Pnud pour dresser le bilan de la première année de la phase OP8/Y2 et préparer la suivante. Sur 34 propositions reçues, 11 projets communautaires ont été retenus pour renforcer la protection des écosystèmes, la sécurité alimentaire et la résilience climatique dans les trois îles de l'archipel.


Au total, 11 projets sur 34 ont été retenus pour la phase OP8 du Programme de Microfinancements du FEM (PMF/PNUD/FEM). Ces projets, répartis sur Ngazidja, Ndzouani et Mwali, visent la protection de l'environnement et la sécurité alimentaire. Parmi les 11 projets sélectionnés figurent : Agriculteur durable (Muyelewano Mwema), qui vise à renforcer la production maraîchère pour stopper l'utilisation des pesticides, Pêche artisanale durable - Protection du Cœlacanthe (Malozi Mema Scoop), axé sur la restauration et la protection de la mangrove, le nettoyage, la sensibilisation des pêcheurs et la formation continue, ainsi que le projet du Parc National Mitsamiouli - Ndroudé, dont l'objectif est la restauration côtière et la résilience climatique. L'ensemble de ces projets, vise à renforcer le reboisement, l'économie bleue, la sécurité alimentaire et surtout à protéger l'assiette comorienne. Prenant la parole, le Coordinateur national du PMF, Adame Hamadi, a précisé que « sur 34 projets reçus, 11 ont été sélectionnés » à l'issue d'un processus rigoureux, soulignant que cette réunion a pour but d'étudier ensemble le déroulement de ces projets après six mois d'accompagnement.

 

Dans son discours, le représentant résident du PNUD, Luca Monge Roffarello, a rappelé qu'« au cours de la première année de la phase OP8, un montant de 420 000 dollars américains a été mobilisé pour soutenir onze projets communautaires répartis dans six aires protégées marines et terrestres de l'Union des Comores », avec un taux d'exécution de la première tranche avoisinant 90%. Abordant la deuxième année, il a indiqué qu'« une nouvelle enveloppe d'environ 480 000 dollars américains est prévue pour financer les prochains projets » et que cette étape « place le Comité national de pilotage au cœur du processus de sélection et d'orientation stratégique ». Il a insisté sur le fait qu'« il vous reviendra de conduire une sélection rigoureuse, transparente et équitable des initiatives les plus pertinentes, les plus viables et les plus susceptibles de produire des résultats durables », en encourageant à « privilégier les initiatives qui associent un solide ancrage communautaire, une viabilité économique crédible et des effets mesurables sur la protection des écosystèmes marins et terrestres ».

 

De son côté, le directeur général adjoint de l'environnement et des forêts Mohamed Said Mkandzile a salué un programme qui incarne « une vision partagée : celle d'une conservation participative de notre patrimoine naturel, ancrée dans les réalités locales », affirmant que « les résultats de la phase OP8/Y1 parlent d'eux-mêmes : onze projets concrets mis en œuvre au sein de six aires protégées, avec des impacts visibles, mesurables et durablement ancrés dans les territoires ». Il a précisé que c'est « un programme qui est bien plus qu'un outil financier : c'est un levier de transformation sociale, un catalyseur d'innovation environnementale, et un pont entre les aires protégées et les populations qui en sont les premières bénéficiaires ». La réunion a regroupé le représentant résident du PNUD, les membres du comité national de pilotage, le coordinateur du SGP, l'Union des Chambres d'Agriculture et d'élevage et d'autres institutions nationales.

 

 El-Aniou Fatima

 

 


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