Dans l’après-midi du lundi 30 août, s’est tenu à la Direction Générale de l’Environnement et des Forêts, un atelier de validation du projet « Protection de la biodiversité grâce à la gestion efficace du réseau national des aires protégées des Comores ».
L’objectif principal de l’atelier était d’informer les acteurs clés de l’évolution du processus de développement du document de projet et de le valider notamment la théorie de changement, le cadre de résultats et des ressources, l’analyse des parties prenantes; la gestion des risques, la gouvernance et arrangement institutionnelle du projet ainsi que les cofinancements recensées.
Dans une allocution, le Représentant Résident-Adjoint du PNUD M. Titus Osundina, a exposé aux participants le contexte dans lequel s’inscrit ce projet, qui est en fait le prolongement d’un premier projet allant dans ce sens. Il a souligné que la rencontre constituait une des étapes clés du processus de soumission du document de projet au Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM). Il a ajouté que : « les conclusions des discussions de cet atelier permettront à l’équipe de consultants international et national en charge de la rédaction du document de projet « Prodoc », dirigée par la Direction Générale de l’environnement en vue de finaliser les documents techniques à soumettre au FEM, avant la fin de l’année 2021.»
L’ouverture de l’atelier a été faite par le secrétaire-Général-adjoint du ministère, qui a tenu à placer cette activité parmi les orientations stratégiques du ministère. Pour rappel, afin de protéger son patrimoine naturel unique, le gouvernement des Comores a initié la création d’un réseau d’aires protégées depuis la fin des années 1990 et a créé la première aire protégée, le Parc Marin de Mohéli, en avril 2001.
La délimitation du parc a ensuite été modifiée en 2015 pour englober les forêts de crête et le bassin hydrographique dont l'utilisation des terres affecte la zone côtière du parc et devenir le parc national de Mohéli. Ce parc a servi de modèle aux autres aires protégées qui ont été créées par la suite en capitalisant sur le succès de cette première expérience, notamment en ce qui concerne l’approche de cogestion, dans le cadre de laquelle les communautés sont impliquées dans tous les aspects de la gestion du parc.
C’est en décembre 2014 que le gouvernement comorien s’est engagé, à travers la Promesse de Sydney, à classer au moins 25% de sa superficie terrestre et 10% de ses eaux marines en aires protégées. Cet engagement a été respecté avec l’appui du PNUD et du FEM à travers le projet pour créer un système national d’aires protégées terrestres et marines, cogéré avec les communautés locales.
Cet appui a permis l’élaboration et l’adoption d’un nouveau cadre juridique (la Loi sur les aires protégées), ainsi que la création et l’opérationnalisation de l’Agence nationale des parcs des Comores (une institution autonome régie par les dispositions sur les associations et reconnue par l’état pour gérer toutes les aires protégées.
La date prévue de démarrage de ce nouveau projet, est fixée au plus tard le 13 avril 2022 et la signature du document de projet doit avoir lieu dans les 25 jours suivant l'approbation de ce projet par le conseil d’Administration du FEM. La date prévue de fin de projet est le 13 avril 2027.
Mmagaza
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