Le samedi dernier s’est tenu un atelier, à la salle de conférence du PIDC à Mdé, dont l’objectif était la validation technique de l’étude et Développement de l'arboriculture aux Comores.
Dans l’allocution d’ouverture, le conseiller juridique a noté que « la consommation annuelle de fruits par habitant aux Comores est en dessous de 70 kg, le seuil de consommation recommandé par la FAO pour une alimentation normale. Et le développement d'une arboriculture fruitière dans notre pays pourrait contribuer à l'amélioration des apports alimentaires vitaminés pour nos populations et ouvrirait en même temps une nouvelle voie de diversification agricole et donc une nouvelle source de revenus aux producteurs ».
Cette étude a été conduite par un Consultant National, Dr Abdillah Maoulida, sous la supervision de l’Unité de Gestion du Projet PIDC et de la Direction Nationale de la Stratégie Agricole et de l’Élevage. Cette étude contribuera à terme à relever les principaux défis que sont : L’amélioration de la production, des rendements et de la qualité de l'arboriculture fruitière, la valorisation des produits des vergers, l’amélioration de la gouvernance au sein des filières.
En effet, il a été constaté qu'en dépit des niveaux de production en constante augmentation, ce secteur reste confronté à de nombreuses difficultés liées au manque d’organisation, à l’insuffisance des investissements, surtout privés, à la non transformation industrielle de sa production et une faible prise en compte de la filière fruiticole pour laquelle des réflexions sont nécessaires pour faciliter son développement.
Selon le rapport, « L’existence de micro climat dans certaines régions de notre pays permet la culture de nombreuses espèces et variétés fruitières. Cependant et malgré certaines dispositions et programme élaborés dans les années précédentes sur l’introduction de nombreuses espèces d’arbre fruitiers, l’agriculture comorienne n’a pu développer des vergers permettant de rehausser la production. Ainsi la production fruitière reste jusqu’à présent à l’état primaire, malgré le climat tropical humide de l’Union des Comores et ses sols volcaniques fertiles censés la promouvoir ».
Au cours des discussions, certains participants tout en saluant le travail présenté par le consultant ont souhaité que ce dernier intègre plus des données et fasse des propositions concrètes sur des projets à mettre en œuvre. Alors que l’année 2021 a été déclarée « Année internationale des fruits et des légumes » par l’ONU, le Gouvernement a décidé de participer pleinement à l’essor de l’arboriculture. L’intégration des arbres dans les paysages agricoles et pastoraux, est l’un des outils les plus efficaces on dispose pour l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, et pour la restauration des terres dégradées, tout en fournissant des moyens de subsistance et des bénéfices nutritionnels à toute une population. Pour rappel, l’arboriculture fruitière est à vocation commerciale et contribue à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à la protection du couvert végétal contre les dégradations.
Mmagaza
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