Le samedi 21 mai dernier, le rapport sur l’évaluation des systèmes alimentaires a été remis au ministre de l’agriculture Houmed Msaidié et ce, conjointement par le Chef de Bureau de l’Union Européenne aux Comores, Pierre Beziz, et le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies, François Batalingaya.
En effet les équipes-pays, menées par le gouvernement et appuyées par le Bureau de l’UE, les représentants de la FAO et du CIRAD, ont mené un large processus participatif de consultations, auprès de l’ensemble des acteurs clés, pour établir le profil des systèmes alimentaires en Union des Comores. Pour le ministre Msaidié « ce profil des systèmes alimentaires est le résultat d’un travail de longue haleine, qui a déjà porté ses fruits car il a grandement contribué à préparer notre participation au Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires en septembre 2021 ». L’objectif était d’identifier les principales contraintes et des leviers d’action pour mettre en œuvre des politiques innovantes et des investissements clés, afin d’engager une transformation des systèmes alimentaires pour les rendre plus performants, inclusifs et durables.
De cette analyse, il ressort que les Comores ont déjà mené plusieurs d’initiatives et programmes prometteurs. Toutefois, le pays doit faire face au défi complexe de la non-durabilité de ses systèmes alimentaires qui montre entre autres que malgré le potentiel naturel du pays en termes de produits agricoles diversifiés, y compris issus de la pêche, les systèmes alimentaires n’arrivent pas à satisfaire les besoins alimentaires et nutritionnels de la population, assurés en grande partie par les importations, les pratiques actuelles de production ont un impact négatif sur la préservation des ressources naturelles essentielles telles que l’eau, le sol, la forêt, les écosystèmes marins et côtiers, et enfin, l’accès aux ressources naturelles comme la terre et l’eau, et aux services et infrastructures de base n’est pas répartie équitablement entre les différentes localités du pays.
Aussi pour relever ces défis, différents leviers sont proposés notamment l’amélioration de la gouvernance des systèmes alimentaires pour mieux intégrer les différents défis territoriaux, tels qu’exprimés au niveau local, la création de la valeur ajoutée à partir des potentialités agricoles locales et rendre la nourriture accessible pour tous grâce à la transformation locale, l’appui aux chaines de valeur courtes et la promotion vers un changement des habitudes alimentaires plus saines et locales. Pour le ministre, « les différents acteurs doivent développer des partenariats entre eux et les localités, convenir des stratégies de mutualisation des ressources auxquelles le secteur privé et les diasporas pourront apporter leur contribution et favoriser l’économie circulaire ».
Pour le Chef de Bureau de l’Union Européenne aux Comores, Pierre Beziz, « ce rapport vient consolider les discussions engagées avec le Gouvernement pour la mise en œuvre prochaine d’un pacte vert et bleu aux Comores qui vise une approche de la ferme à la fourchette, fondée sur des pratiques agricoles et de consommation alimentaire plus durables et saines. Ces pratiques intégrées aux terroirs et préservant l’environnement, contribuent à la prospérité et une meilleure santé des familles comoriennes».
Mmagaza
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