La Gazette

des Comores

Prisonniers politiques / 3 membres du Mouvement Hury libérés provisoirement

Prisonniers politiques  / 3 membres du Mouvement Hury libérés provisoirement © : HZK-LGDC

Saleh Assoumani, Chamsoudine Soudjay et Ahmed Msahazi ont été libérés provisoirement ce 28 août. Ils étaient placés en mandat de dépôt depuis le mois d’avril dernier. Tous membres du Mouvement Hury, certains d’entre eux auraient subi tortures physiques et psychologiques.


Saleh Assoumani, Chamsoudine Soudjay et Ahmed Msahazi ont été libérés provisoirement ce  28 août. Ils étaient placés en mandat de dépôt depuis le mois d’avril dernier. Tous membres du Mouvement Hury, certains d’entre eux auraient subi tortures physiques et psychologiques.

 

« Nous ne sommes pas des poseurs de bombes, nous ne sommes pas des mercenaires, je considère que ce qui nous est arrivé est une épreuve divine, pour le reste voyez avec mon avocat », a réagi Chamsoudine Soudjay, dès sa sortie de prison. Méconnaissable avec une barbe de plusieurs mois et une touffe de cheveux assez fourni, celui-ci a été particulièrement torturé au point que certains craignent qu’il perde partiellement son ouïe.

 

Ahmed Msahazi plus connu sous le surnom de Archimède, a lui, à sa sortie de la maison d’arrêt, tenu à remercier tous ceux qui n’ont eu de cesse de lui apporter leur soutien. « C’est une grande fierté d’avoir récupéré une partie de notre liberté parce qu’il ne faut pas que vous oubliez qu’il s’agit d’une liberté provisoire ; j’espère que le pays se portera mieux ».

 

Saleh Assoumani, le plus connu du trio, militant et activiste de longue date, s’est contenté d’offrir un sourire radieux aux journalistes et proches présents. Il n’a souhaite faire aucune déclaration, tout comme son avocat.

 

Les partisans du Hury ont été inculpés pour des faits de complot, d’attentat contre l’autorité de l’Etat, complicité et non dénonciation des faits de délit et de crime.

 

La liste « des prisonniers politiques » en détention s’amenuise considérablement en Grande-Comore, ce qui ne serait pas le cas pour Anjouan. L’opinion suit avec beaucoup d’intensité   tout ce qu’il y a autour du cas de l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, en prison depuis un an et dont les délais légaux de sa détention provisoire, renouvelée une fois, ont été dépassés depuis longtemps, selon son conseil.

 

Fsy

 


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