Jusqu’ici chef de la rubrique politique, Faiza Soulé Youssouf est depuis ce jeudi la nouvelle rédactrice en chef du quotidien Al-watwan. La journaliste et romancière devient ainsi la plus jeune femme (32 ans) à occuper ce poste dans l’histoire de la presse et deuxième femme après la regrettée Samniya Bounou.
Ce jeudi, la rédaction du journal Al-watwan a élu la journaliste Faiza soulé Youssouf au poste de « Rédactrice en chef ». Elle succède ainsi à Mohamed Inoussa qui démissionné il y a plus d’une semaine. « Je suis contente et reconnaissante envers mes collègues qui m’ont accordé leur confiance. Al-watwan est une société d’Etat qui a pu monter l’exemple car on était deux femmes candidates et cela confirme que les femmes ne sont finalement que des hommes », s’est-elle réjoui.
« J’aimerai mettre l’accent sur les reportages, les analyses et commentaires. J’aimerai aussi par le biais du journal mettre en valeur notre pays, faire découvrir les patrimoines culturel et intemporel de l’archipel et puis faire qu’on soit plus proche des considérations des citoyens », a affirmé Faiza Soulé Youssouf, tout en exprimant sa volonté de « faire d’Al-watwan un journal équilibré et de service public, où tout le monde puisse avoir droit à la parole ».
Joint par LGDC, le directeur de la Publication d’Al-watwan, Ahmed Ali Amir, a soutenu que son désormais chef de la rubrique Politique a toujours été considérée par les jeunes journalistes comme une passionnée de l’information. « La majorité des journalistes placent leur confiance en elle. C’est maintenant à elle de prouver que la rédaction ne s’est pas trompée. On l’attend à l’œuvre pour la juger ». a poursuivi le DG d’Al-watwan, non sans souligner que sa concurrente, Abouhariat, méritait aussi ce poste.
Le directeur général d’Al-watwan attend de sa nouvelle rédactrice en chef qu’elle puisse donner le « coup de fouet » qui va permettre « d’atteindre un journalisme qui privilégie la production d’informations et des enquêtes d’investigations ». « La rédactrice en chef doit être capable de diriger l’information sur toutes nos interfaces, quotidien, magazine éco, hebdo arabe, site internet et nos réseaux sociaux. Maintenant que le journal est plus présent sur la toile, la rédaction doit être dynamique et réactive », a poursuivi Ahmed Ali Amir.
Notons que Faiza est bien plus qu’une journaliste. Elle se bat au quotidien pour le libre exercice de la profession notamment en tant que présidente de l’Union de la Presse Francophone aux Comores et une des leaders de l’Association des femmes comoriennes de la Presse. Elle s’est à plusieurs reprises distinguée dans le combat contre les « injustices sociales » et « la vie précaire » et a toujours été au front pour le respect de « l’état de droit ».
Al-hamdi A. Hamdi
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