La Gazette

des Comores

Presse / La Radio Télévision de Ndzouani passe sous l’autorité de l’Union

Presse / La Radio Télévision de Ndzouani passe sous l’autorité de l’Union © : HZK-LGDC

Dans un contexte politique et social tendu où la presse a maille à faire avec le pouvoir, le remplacement d’Allaoui Ahmed Bachir à la tête de la Radio et Télévision de Ndzouani (RTN) inquiète. Pour beaucoup, cette décision du coordonnateur de l’action gouvernementale, représentant de l’Etat à Anjouan, est « purement politique » et non technique.


Une décision qui vient verser de l’huile sur le feu avec les entraves répétitives à la liberté de la presse. Ces deux dernières années, le métier de journaliste est à l’image d’un enfant sans père malgré la présence des différentes institutions habilitées à veiller et à réguler l’exercice de cette activité. « Le changement de gérant à la tête de la Radio et Télévision de Ndzouani (RTN) est une action de trop pour la liberté de la presse, et n’a pas suivi les normes légales », laisse entendre un journaliste en exercice de la RTN joint par La Gazette des Comores.

 

C’est par arrêté signé par Nourdine Midiladji, coordonnateur de l’action gouvernementale à Anjouan, le 25 août dernier qu’on a appris le remplacement d’un directeur, Allaoui Ahmed Bachir, par un coordinateur, Fahardine Abdoulbaye. La RTN est une station insulaire comme l’Office de la Radio et Télévision de Ngazidja (ORTN) sous tutelle du gouvernorat de l’île.

 

La Gazette des Comores a essayé de joindre Combo Soulaimane, directeur de l’information au ministère de l’Intérieur et de l’Information, en vain. Pour le Conseil National de la Presse et de l’Audiovisuel (CNPA), organe régulateur de la presse comorienne, le moment est mal choisi pour tout commentaire. Ce dernier laisse comprendre qu’il faut une étude de la situation avant toute réaction.

 

A cet effet, l’organe régulateur de la presse dit étudier le dossier, et invite l’opinion à éviter la confusion quant à son rôle qui est de réguler, de garantir l'exercice des libertés de communication audiovisuelle et écrite, de veiller à la libre concurrence, de garantir l'expression des courants de pensée et d'opinion dans le respect du principe d'égalité de traitement y compris dans les médias d'Etat, de veiller à la qualité et à la diversité des programmes et écrits, au développement des productions et des créations audiovisuelles et écrites nationales ainsi qu'à la défense et à l'illustration de la langue et de la culture comoriennes et non de porter un jugement sur une décision quelconque comme le stipule l’article 6 du titre 2 du code de l’information.

 

Pour rappel, le placement d’Abdoulbaye est assuré par des militaires de l’Armée Nationale de Développement (AND) qui assuraient « n’exécuter que des ordres venant de la hiérarchie » après que le fameux arrêté ait été remis en question par Abdallah Amir qui assurait la suppléance du directeur général Allaoui Ahmed Bachir.

 

A.O Yazid

 


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