Dans le cadre du processus de formulation du document de projet « Gestion des produits chimiques et des déchets dangereux», la Direction Générale de l’Environnement et des Forêts, a organisé mardi dernier avec des parties prenantes nationales, une réunion de concertation pour la validation du document de ce projet, élaboré avec l’appui du PNUD.
Il est reconnu qu’en raison de leur petite taille et de leurs ressources limitées, les petits États insulaires en développement (PEID) comme les Comores sont des économies tributaires des importations. Par ailleurs leur éloignement de l'Océan Indien rend l'exportation et la logistique des matières recyclables et des déchets dangereux difficiles et coûteuses.
C’est un projet régional intitulé «Indian Ocean Child » et fait partie du programme mondial «Mise en œuvre d'un développement durable des produits chimiques à faible teneur et non chimiques dans les PEID» dénommé GEF ISLANDS et financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM). Trente petits états insulaires y prennent part dont l’objectif principal est la « Prévention de l'accumulation non-contrôlée de déchets et de produits chimiques contenant de POPs, Mercure et d'autres produits chimiques nocifs dans l'environnement, ainsi que leur gestion dans les PEID».
Le budget pour les 4 pays de notre zone (Seychelles, Maurice, Maldives et Comores) est de treize millions de dollars (Usd) et la part revenant aux Comores est de trois millions six cent mille dollars. Dans notre pays la gestion des déchets est une priorité nationale dans la mesure où la population est exposée à des risques sanitaires et environnementaux due aux déchets qui s’accumulent au fil du temps.
Aussi, ce projet « Islands » sur le traitement des déchets chimiques et dangereux à travers ses différentes activités cherche à palier aux impacts négatifs de ces derniers qui peuvent s’accumuler dans les tissus humains ou animaux, se déplacer sur de longues distances par l'intermédiaire de l'air ou de l'eau, et représenter un danger pour l'homme et l'environnement.
Il s’agit entre autres d’empêcher l’accumulation future de produits chimiques entrant dans le pays, par l’élaboration de mesures réglementaires et politiques pour contrôler les importations et améliorer la gestion des produits chimiques et des produits qui conduisent à la génération de déchets dangereux et viser l’amélioration des capacités des douaniers, des autorités portuaires et des agents chargés de l'application des lois environnementales.
Le projet vise une gestion sécurisée et une élimination des produits et matériaux chimiques obsolètes par l’installation de structures centralisées pour le traitement des déchets médicaux. Et aussi l’identification, le reconditionnement, l’exportation et le traitement en toute sécurité les déchets dangereux à l’étranger.
Il s’agit aussi d’aller vers une gestion efficace des déchets et des produits chimiques générés quotidiennement en augmentant le taux de collecte et améliorer les services de collecte et la viabilité financière des services de collecte des déchets municipaux. Au cours des discussions, il a été beaucoup question de l’emplacement des sites et de la non-application de la législation existante. Cependant il a été admis que ce projet permettra au pays de mettre sur les rails les éléments indispensables pour faire face à cette problématique.
Mmagaza
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