Fahmy Thabit ancien président de l'Uccia estime avoir rempli la feuille de route tracée pour sa mandature. D'après-lui les structures promises pour accompagner les entreprises sont presque opérationnelles. Il se dit étonné que la présidence sortante ne soit pas invitée à l'investiture de la nouvelle présidence.
C'est un sentiment de devoir accompli qui est sorti au cours d'un point de presse tenu ce samedi par le bureau sortant de l'Uccia. L'ancien président de l’Union des chambres de commerce Fahmy Thabit estime que les structures que son équipe avait promis de mettre en place pour accompagner les entreprises comoriennes sont aujourd'hui opérationnelles. Seuls le centre de gestion agrée et l'incubateur économique ne sont pas encore en place.
« Ce qui me rend fier aujourd'hui, c'est l'appropriation par la vice-présidence chargée de l'économie des projets à mettre en œuvre tel que l'incubateur économique. C'est ce qu'on veut », s'est-il réjoui. Et lui d’ajouter qu'ils n'ont pas conçu ces projet pour rester à la chambre. « Les dirigeants doivent s'en approprier », a-t-il souligné.
Investi en mai 2012, le prédécesseur Ahmed Bazi dit avoir mis rapidement avec son équipe un projet de mandature avec une feuille de route dont l'objectif est de voir comment accompagner l’entreprise comorienne. « On avait identifié six axes principaux », a-t-il indiqué. Il note la création du centre des formalités administratives des entreprises: « avant il faut deux ans pour créer sa propre entreprise. Aujourd'hui trois jours suffisent pour ouvrir sa société ». D'après-lui 304 entreprises ont été créées après la mise en place du Cfae.
Autre structure dont il réclame la paternité est le projet très avancé de l'incubateur économique, financé par la BAD. Il reconnaît par ailleurs l'effort déployé par son successeur d'alors et qui s'avère être son successeur d'aujourd'hui, la mise en place de l'institut consulaire de formation. « Je rend hommage à Ahmed Bazi qui avait mis en place l'INF. Notre rôle après son ouverture était de voir comment l'opérationnaliser », a-t-il expliqué. A l'en croire 500 personnes ont été formées en quatre ans dans beaucoup de secteurs comme la pêche, l'agriculture, la restauration.
Autre projet très avancé est la construction d'un nouveau bâtiment sur fonds propres à la place de l'ancien immeuble datant des années 1960. « Dans nos projections, on voulait faire la maison des entreprises raison pour laquelle on a mis toutes ces structures. La conception est faite dans ce cadre là », a-t-il dit.
L'ancien président de l'Uccia regrette toutefois que l'ancien bureau ne soit pas invité à la cérémonie d'investiture. « J'ai reçu ma carte en tant que directeur de cabinet du ministre d’Etat, alors que j’aurais du être invité logiquement en tant qu'ex-président de l'Uccia », a-t-il confié.
Maoulida Mbaé
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