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Plainte de Mrodjou: Nakidine Hassane n'est pas entendu ce samedi

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Plainte de Mrodjou:  Nakidine Hassane n'est pas entendu ce samedi © : HZK-LGDC

L'adjoint au commissaire de la police judiciaire a posé un lapin à Nakidine Hassane, convoqué le matin du samedi dernier pour son affaire qui l'oppose au gouvernorat de Ngazidja. Le journaliste d'Al-fajr Nakidine Hassane ainsi que son directeur de la publication Mmadi Moindjié sont poursuivis pour "diffamation" par le gouvernorat de Ngazidja qui a introduit une plainte auprès du parquet de la république le jeudi 22 septembre.


Dans le cadre de cette affaire pour laquelle le conseil national de la presse et de l'audiovisuel, CNPA, aurait été lui aussi saisi, le journaliste a été convoqué à se présenter auprès du commissariat de la police judiciaire ce samedi 24 septembre à 9h. Nakidine qui s'est présenté accompagné d'une myriade de journalistes, a attendu pendant une bonne heure de temps sans que l'officier en charge du dossier ne se soit montré.

« J'ai demandé à un collègue ce que je devais faire par la suite, on m'a répondu qu'ils n'étaient même pas sûrs qu'il viendrait ce samedi », déclare avec une grande quiétude le tonitruant journaliste. Contacté par La Gazette, ledit officier en charge du dossier a dit que le journaliste devrait se présenter à nouveau ce lundi.

Pour rappel, dans un article qui a fait la Une du quotidien Al-fajr du mercredi 21 septembre, Nakidine Hassane avait affirmé que le gouverneur de Ngazidja Hassani Hamadi était « prêt à dissoudre le conseil » de l'île. Encore écrira-t-il que d'après le gouverneur « si les conseillers veulent la guerre, ils l'auront ». La réaction du gouvernorat de Ngazidja ne s'est pas fait attendre sur ce qui est qualifié de « tissu de mensonge ».

Dans la plainte qui sera déposée le lendemain auprès du procureur de la république, signé par le secrétaire général du gouvernorat, Mrodjou conteste le bien-fondé des affirmations de Nakidine. « Nous venons vous affirmer que le gouverneur n’a jamais tenu de tels propos. Au contraire, sur la page Facebook du gouvernorat, celui-ci a fait comprendre qu’ "Il aurait pu gouverner pendant 5 ans sans le Conseil de l’Ile, mais il ne compte pas en arriver là. Car ce qu’il souhaite c’est le climat d’entente et apaisé entre les institutions ». « En aucun moment, il n’a menacé de dissoudre le Conseil de l’Ile », lit-on sur la plainte dont La Gazette a pu se procurer une copie. « Naturellement, le gouvernorat est stupéfait de voir que ce journaliste ait monté de toutes pièces ce tissu de mensonge pour tenter de raviver des tensions entre le chef de l’exécutif de l’île et le Conseil de l’île », poursuivra Ahamada Youssouf Islam, le secrétaire général du gouvernorat de Ngazidja.

Ce n'est pas la première fois que le journaliste a maille à partir avec le gouvernorat. Jeudi 1er septembre, dans son journal il avait écrit qu'il y ait une « démission collective envisagée » des six commissaires de Hassani Hamadi. Un article qui faisait suite à l'intérim du gouverneur confié à son conseiller privé à la place d'un commissaire tel que le veut l'article 24 de la loi statutaire. Le même jeudi où a paru l'article qui a sans doute fait mouche, l'exécutif à son grand complet s'est réuni devant la presse à Ngazi Ngomé pour, entre autres sujets, faire un démenti.

La porte-parole qui est en même temps la commissaire chargée de l'information, Maissara Adam, avait exigé que l'auteur de l'article donne le nom de sa source d'information sinon, « on ne reculera pas d'une semelle » jusqu'à ce qu'ils obtiennent le nom du commissaire qui a vendu la mèche en catimini au journaliste. La commissaire a été très forte pour brasser de l'air.

 

Toufé Maecha

 


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