Dr Bourhane Said Abdallah a été auditionné lundi par la commission des affaires étrangères du parlement sur un don de plus de 50 millions fc destiné à la faculté Imam Chafiou et dont le doyen de cette faculté qui n'est autre que l’actuel président de l'Udc n'a pas su convaincre grand monde sur la gestion de ce don. Dixit député Ali Mhadji président de cette commission.
Décidément l'histoire est têtue sur les affaires de détournement supposé. Et cette fois-ci ce n'est pas le parlement qu'un des leurs porte les accusations mais plutôt à l'université des Comores et de surcroit son président. La commission des affaires étrangères du parlement a auditionné Dr Bourhane Said Abdallah premier président arabophone de cette institution. En cause plus d'une cinquantaine de millions de nos francs, don destiné à la faculté Imam Chafiou et dont il était le doyen à l’époque. Et qui lui a valu au moins trois audiences dans la commission des affaires étrangères du parlement d'après le député Ali Mhadji président de cette commission.
« Ce qui me choque, c’est qu'à chaque audience la somme s'effrite. Aujourd'hui encore le chiffre diffère de celui qu'il avait assuré aux précédentes audiences. En tout cas je ne peux pas donner des jugements car je ne suis pas juge », a-t-il déclaré à la sortie de l'audience. Et de poursuivre : « ce qui m'a paru anormal c’est qu'il s'est permis le luxe de gérer ce don comme sans consultation, ni avec l'administration de la faculté, ni avec le président de l'Udc d'alors ». Ce qui semble offusquer cet élu, serait à l'en croire la légèreté avec laquelle le président de l'Udc prend une telle affaire.
« Autrefois, il avait dit avoir confié ce fonds à quelqu'un et qu'il avait d'ailleurs refusé de le prêter à une personne qui avait besoin d'un prêt, et aujourd'hui il dit que comme c'est un waqf (bien religieux) destiné à générer des activités pour la faculté et qu’il n'a pas pu le faire, il a fait retourner les fonds aux donateurs. Et qu'il n'avait pas à consulter quiconque étant donné que c'est un waqf et qu'il en était le responsable », a-t-il raconté, ajoutant qu'il se constituera partie civile pour saisir la justice. « Cela n'est pas acceptable au moment où l'Udc est confrontée à un manque de salles et de moyens de transport pour les étudiants », a-t-il soutenu.
Maoulida Mbaé
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