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Ouverture officielle des tables de concertation

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Ouverture officielle des tables de concertation © : HZK-LGDC

Le ministre de l'intérieur Mohamed Daoud vient de lancer officiellement les travaux de l'évaluation du processus électoral qui s'est achevé avec les élections présidentielles et des gouverneurs des îles. Des travaux déclinés en trois tables rondes de concertation.


La table de concertation des institutions en charge de la gestion électorale donne le top départ d'une série de tables rondes de concertation marquant le dernier cycle du processus électoral que le pays vient d'organiser. Le cycle de l'évaluation du processus lancé par le gouvernement avec l'appui entre autre, de l'Union Européenne à travers l'ECES et le Système des Nations Unies.

Dans son discours d'ouverture des travaux, le ministre de l'intérieur Mohamed Daoud reconnaît que le travail effectué durant l'ensemble du processus par la Ceni et ses démembrements ainsi que par tous les partenaires « était lourd, complexe et exigeant, dit-il, mais les uns et les autres ont été à la hauteur de la tache en s'investissant personnellement, pratiquement jour et nuit ». Des observations qui ne doivent pas cacher « les imperfections qui ont entraîné la remise en cause constante et soutenue de chaque étape du processus électoral », a-t-il fait savoir.

Même observation pour le représentant résident du SNU Agostinho Zacarias pour qui le contexte dans lequel les dernières élections ont été tenues a été caractérisé par « des atmosphères de tension extrême qui constituaient une source de préoccupation intense pour les principaux observateurs », a-t-il déclaré. D'après-lui, la période allant de février à mai 2016 marquant la conclusion finale du processus aboutissant à l'élection du président de la République et les gouverneurs des îles était, dit-il, particulièrement chargé et riche en rebondissement.

« A chaque moment nous avons craint le pire », a-t-il indiqué. Et lui tout comme le ministre de l'intérieur d'exprimer le besoin profond de reforme des institutions et des instruments de gestion des élections pour la « bonne gouvernance électorale pour les résultats crédibles et acceptés par tous », comme l'a martelé le premier flic du pays. Des observations qui s'avèrent être l'objectif de cette évaluation qui serait d' « identifier les failles et les points forts des dernières élections et de fournir des informations vitales pour la consolidation, la préparation et la mise en œuvre des élections à venir », fait observer Thierry Rivol représentant de l'UE.

Même réaction pour Fouka Gamarra chef du projet ECES pour qui il y a deux raisons principales qui poussent à l'évaluation du processus : « d'abord pour la dérivabilité et la transparence ensuite pour garantir aux futures électeurs l'amélioration d'un système qui permettra de voter en liberté », a-t-il avancé.

« La Ceni au cours de la présente table de concertation des institutions sera concise et précise dans sa présentation », a indiqué Dr Ahmed Djaza président de la Ceni. « Rien n'est tabou. Tout doit être dit dans la sincérité et le respect mutuel », a déclaré le ministre de l'intérieur. « Nous ne voudrions pas que la table de concertation soit perçue comme un jugement des uns et par les autres, mais comme un véritable moyen d'échanger en toute sincérité car nos failles et nos succès sont aussi collectifs », a prévenu M. Thierry représentant de l'UE.

Maoulida Mbaé 

        


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