Ouverture lundi matin à Moroni de l'atelier francophone sur la prévention des catastrophes naturelles. Quatre jours durant lesquels, une cinquantaine de participants de 12 pays vont être sensibilisés, formés et surtout partager les bonnes pratiques dans les domaines de l’environnement et du développement durable.
Défis actuels de la prévention et la gestion des risques et catastrophes naturelles, les plans d’action régionale et internationale, les stratégies et les mécanismes d’intervention dans la perspective du développement de nouvelles synergies, au menu des échanges de l'atelier francophone qui se déroule à Moroni. Des échanges qui se font sous l'encadrement des experts en la matière, le malgache Mamy Razanaivo et le comorien Dr. Abdoul Oubeidillah.
« Nous sommes tous témoins de catastrophes naturelles de plus en plus intenses et fréquentes, engendrant des pertes en vies humaines et des moyens de subsistance des populations », a déclaré ambassadeur Malik Sarr, Directeur du Bureau Régional Océan Indien de la Francophonie, dans son discours d'ouverture des travaux de l'atelier. « De nombreux pays dans l’espace francophone, notamment les petits états insulaires et les zones côtières de l’océan Indien et des Caraïbes sont les plus touchés et confrontés à des crises économiques, sociales et environnementales qui accroissent leur vulnérabilité face aux catastrophes, et nous imposent d’en assurer une meilleure prévention et adaptation », a-t-il ajouté. L'ambassadeur Sarr s’interroge sur notre responsabilité partagée sur les aléas climatiques qui seront d'après-lui amplifiées par une mauvaise gestion des ressources naturelles, un aménagement du territoire inadéquat, ou encore la non prise en compte du principe de précaution.
« C’est donc dire que ces catastrophes ne sont pas une fatalité. Aujourd’hui, la connaissance, la science et la technologie, couplées à l’intégration d’outils efficaces de gestion et de planification, nous permettent d’anticiper et de prévenir les risques liés aux catastrophes », a-t-il expliqué, ajoutant qu'il est primordial d’intégrer les acteurs tant étatiques que non-étatiques dans les actions pour soutenir les dispositifs de prévention et de gestion des risques.
« L'Union des Comores est située dans les eaux chaudes de l'Océan Indien, du canal de Mozambique au large de la cote Est de l'Afrique. Le pays est ainsi donc sujet à plusieurs aléas dont le volcan Karthala, les inondations (...) », a indiqué Dr. Rashid Mohamed Fatma ministre de la santé, représentant son homologue des affaires étrangères en voyage à l'extérieur. Pour elle, les catastrophes naturelles ne reconnaissent ni pays pauvres ni pays riches, ni frontières. « Les catastrophes climatiques extrêmes touchent les pays, riches et pauvres. Mais face à un avenir sur lequel pèsent des risques accrus, il est essentiel d'ouvrir les yeux sur la réalité de celles et ceux qui souffrent le plus du changement climatique et d'y remédier », a-t-elle soutenu.
Et de poursuivre : « C'est pourquoi tout en saluant cette initiative prise par l'organisation internationale de la Francophonie pour que nos pays se penchent sur l'examen de ces risques naturels, leur prévention et la manière de les gérer, l'Union des Comores place beaucoup d’espoirs sur ces réflexions ». A l'en croire les attentes des francophones son nombreux, espérant que les multiples échanges vont permettre à l'Oif de situer le niveau de préparation de chaque pays pour mieux s'armer à faire face aux aléas climatiques. La ministre de la santé a profité de l'occasion pour exposer les différents plans de prévention dont s’est doté son pays dans ce cadre.
Maoulida Mbaé
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