Le lancement de la campagne nationale de vaccination contre la Rougeole chez les enfants de 9 à 59 mois, a eu lieu mercredi dernier à Salimani dans la région d’Itsandra à Ngazidja. En présence de plusieurs personnalités et d’une foule nombreuse, le ministre de la santé, Moussa Mahoma estime que durant ces trois jours de campagne, 103 849 enfants (soit plus de 95% de cette tranche d’âge) doivent être vaccinés.
La population doit être sensibilisée pour la vaccination contre la maladie de la rougeole. Puisque « aux Comores, les donnés récentes indiquent une évolution favorable de la couverture vaccinale-rougeole qui est passé de 72% en 2010 à 80% en 2015 », fait observer la représentante de l’Oms aux Comores. Rosa Soares Dasilva s’exprimait ainsi avant-hier lors de la cérémonie de lancement officiel de la campagne de vaccination pour les enfants âgés de 9 mois à 5 ans.
Dans son discours d’ouverture, cette représente de l’Oms qui parle au nom de tout le Système des Nations Unies en Union des Comores, avance qu’il a été constaté que 20% des enfants ne sont pas encore couverts. Ce qui, selon elle, « ne met pas le pays à l’abri des flambées épidémiques si on y ajoute le nombre d’enfants qui ne font pas la séroconversion même étant vaccinés ».
Le choix de Saliamni d’abriter cette cérémonie du lancement, n’est pas du tout fortuit. « La préférence de cette localité est que le programme a atteint le cible », explique le ministre, qui affiche que son objectif qui est celui de l’Unicef, principal partenaire de ce programme, est qu’à la fin de cette campagne « 103 849 soit plus de 95% des enfants de 9 mois à 5 ans doivent être vaccinés sur l’ensemble du territoire national », souhaite Moussa Mahoma.
Rassurant, le ministre de la santé, dans son discours de lancement, annonce que le dernier cas de rougeole apparu dans notre pays remonte à l’année 2012. Et « le taux de couverture vaccinale contre cette maladie est de 80% sur l’ensemble de notre territoire», a-t-il fait savoir. « Nos efforts devraient porter sur l’ensemble des enfants, en accordant une attention particulière aux zones difficiles d’accès, aux quartiers défavorisés en milieu urbain et périurbain, en vue de toucher les 20% d’enfants qui échappent encorne aux interventions de routine du programme », ajoute Rosa Soares Dasilva
Lors du lancement de la campagne, il a été révélé qu’une analyse des données du Pev (Programme élargi de vaccination) montre que 41% des districts sanitaires enregistrent des couvertures vaccinales en dessous de 80%. Mzé Soulé Mroivili, chef du village, dans son mot de bienvenue au nom de la commune de Mbangani, demande qu’il y ait aussi des vaccinations pour les adultes. Puisque « nous voulons être, nous aussi en bonne santé », fait-il savoir ce notable sur un ton d’humour qui fait rire l’assistance.
Ibnou M. Abdou
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.