Vendredi 25 août dernier, a atterri à l’aéroport Moroni Prince Said Ibrahim, un avion-cargo en provenance d’Afrique du Sud via Nairobi au Kenya. C’est la vice-présidence chargée du Ministère de l’Agriculture qui a été au centre de cette opération. Il s’agissait de l’importation de caprins de race Boers et de trois races bovines améliorées (Maillot, Nguni et Frison Holstein) à partir de fermes agréées en Afrique du Sud.
Cette opération s’est déroulée dans le cadre du projet « Renforcement des capacités d’adaptation et de résilience du secteur agricole face aux changements climatiques », appuyé par le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) et le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM/GEF). Cette activité consiste à appuyer le sous-secteur de l’élevage pour l’amélioration et la valorisation de la productivité du cheptel à travers le développement d’un élevage intensif mieux adapté aux conditions climatiques du pays.
Pour la direction de l’Elevage, cette opération va servir de démonstration pour stimuler la production et la productivité du cheptel afin de dynamiser les chaînes du lait et de la viande, de répondre la demande sans cesse croissante aux Comores, tout en améliorant les revenus des producteurs. D’autre part, cette activité vise un meilleur équilibre alimentaire pour les familles en milieu urbain et rural, une réduction des importations et une amélioration génétique du cheptel local.
Il convient de noter par ailleurs que les spécifications techniques et les protocoles de conduite et de suivi vétérinaire du cheptel ont été élaborées en étroite collaboration entre le service d’élevage du Ministère de l’Agriculture, l’équipe du projet CRCCA/PNUD, les éleveurs locaux, ainsi qu’avec l’Agricultural Research Council (Afrique du Sud). La première étape a permis de sélectionner les races à importer sur la base de leur adaptabilité au contexte local et des variabilités climatiques constatées dans le pays.
L’équipe accompagne donc l’opérationnalisation des Centres Ruraux de Développement Economique (CRDE) sur six régions et 29 communautés vulnérables, à savoir Mibani et Fomboni à Mwali, Lingoni-Pomoni et Nyumakelé à Ndzuwani, et Sidju-Idjikundzi et Dibwani-Hamalengo à Ngazidja. Un deuxième cargo est attendu ce lundi pour compléter le nombre d’animaux.
Le challenge pour la partie comorienne, c’est d’être à même de créer les conditions pour que cet investissement soit à la mesure des attentes du monde paysan. Les différentes épizooties qui ont frappées l’élevage plus particulièrement à Ngazidja sont dans les mémoires.
Rappelons que le projet CRCCA a été conçu lancé en 2014, pour correspondre avec les priorités et les stratégies nationales avec comme objectif de s’atteler à ce que « l’Union des Comores disposent de capacités, d’outils et de technologies pour réduire la vulnérabilité des systèmes agricoles au changement climatique et à la vulnérabilité climatique ».
Mmagaza
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Moussa Maoulida Soilihi:
06/12/2020 à 06:11 AM
personnellement, je souhaite au fond de mon coeur que des bonnes initiatives continuent et évoluent dans un sens que tous les éleveurs qui ont la détermination et le courage soient accompagnés et aidés par notre Etat.
grand merci pour cette initiative et vive l'émergence