Dans un arrêté, le ministère de l’énergie a mis en place « un comité technique ad hoc chargé de préparer et de suivre techniquement et financièrement la mise en œuvre des travaux de révision des groupes thermiques de la société nationale d’électricité des Comores (Sonelec) ». Un comité très critiqué, surtout que certaines personnes présentes dans ce comité avaient des responsabilités et n’ont rien apporté comme solution.
Annonçant la mise en place d’un comité ad hoc pour suivre les travaux de révision des groupes électrogènes, on s’attendait à de nouvelles têtes. Mais ce n’est pas le cas. On prend les mêmes personnes et on recommence. C’est le moins que l’on puisse dire de ce comité mis en place par le ministère de l’énergie, de l’eau et des hydrocarbures. « Le comité technique assure la préparation, la mise en œuvre et la coordination technique des activités liées à toutes les opérations en lien avec les révisions des groupes thermiques de la Sonelec », lit-on dans cet arrêté du 16 aout 2024. A ce titre, il est chargé de faire le diagnostic des besoins en maintenance des 16 moteurs électrogènes identifiés, d’assurer la fourniture des pièces de recharge pour lesdites révisions conformément au diagnostic des besoins cité ci-dessus, d’assurer la qualité et la conformité des pièces de rechange fournies mais également d’assurer la direction et la supervision des travaux de révision. Des prérogatives déjà attribuées au directeur général et à la direction technique. Ce qui pousse certains à s’interroger, que fait Djounaid encore à la SONELEC ?
Le comité technique est composé de Maoulida Ali Mlanaoindrou, directeur général de la DGME, Nafoudine Habibi, directeur technique de Sonelec, Mohamed Ali Said Mkadzilé, conseiller du directeur général de Sonelec, Ahmed Mzé Mbaba chef de passation des marchés de Sonelec et enfin André Raymond consultant expert. Force est de constater que tous ses membres avaient et ont des responsabilités à la Sonelec et n’ont pas pu résoudre ce problème, malgré les milliards injectés à la société. Il est à noter que la crise énergétique qui frappe le pays ces derniers mois est due à un manque de révisions des moteurs au niveau des centrales. Jusqu’à présent, les groupes électrogènes ne sont toujours pas révisés car les pièces de rechange ne sont pas arrivées.
Faut-il rappeler que le gouvernement avait débloqué avant le mois de ramadan, 4 milliards de franc comorien dont 2 milliards pour l’achat de trois groupes et 2 milliards pour les pièces de rechange. Et selon nos informations, le gouvernement pourrait encore débloquer de l’argent pour l’achat des mêmes pièces de révision. A préciser aussi que dans le comité ad hoc, on peut voir Mohamed Ali Said Mkadzilé qui était le directeur technique de la Sonelec et qui ne s’est jamais manifesté en tant que directeur technique. Et le chargé de passation de marchés lui aussi n’a jamais demandé pourquoi les pièces ne sont toujours pas arrivées, alors que c’est lui qui se charge de toute la procédure. Donc on reprend les mêmes et on recommence au risque de replonger le pays dans le noir.
Nassuf Ben Amad
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