Les conducteurs de la capitale se sont révoltés contre les nouvelles mesures du gouvernement baissant le prix du taxi à 200 FC à Moroni. Selon eux, le prix du taxi avait baissé depuis longtemps
En se réveillant hier matin, la capitale a été paralysée à moitié. La partie sud était prise d’assaut par certains conducteurs de taxi qui se révoltaient contre les nouvelles mesures du gouvernement baissant les tarifs des produits pétroliers. Cette baisse a été immédiatement répercutée sur la tarification des taxis dans la capitale et les différentes régions de l’île.
Selon eux, le prix de la course avait déjà baissé bien avant. « Le gouvernement nous impose 200 FC pour la capitale et oublie que le prix du taxi-ville avait baissé bien avant. Il était fixé à 300 FC et personne n’a jamais payé ce prix mais nous acception les 250 FC. Normalement, ce prix ne devrait pas baisser », martèle un taximan très énervé.
Toutefois, ils reconnaissent les efforts du gouvernement en baissant les prix des produits pétroliers. « Ce qui nous tue surtout, ce sont les embouteillages. Je ne peux pas transporter un client de Bonzami à Volo-Volo au tarif de 200 FC. Nos 250 FC doivent rester », ajoute un autre conducteur.
Du coté du syndicat des transporteurs comoriens, Usukani Wa Massiwa, il dit ne pas être au courant de cette action des transporteurs de la capitale. « On n’était pas au courant de cette révolte mais on tient à dire qu’il n’y avait pas un arrêt de travail des taxis », précise Chamssoudine Ali.
Après l’arrêt du 6 juin dernier, Usukani Wa Massiwa a réuni toutes les cellules pour appliquer à la lettre l’arrêté du vice-président en charge de l’Economie. « Les différentes régions appliquent les mesures sauf Moroni. C’est là où réside le problème », poursuit-il. Au tout début de la matinée, des conducteurs ont été arrêtés pour trouble à l’ordre public. Des voitures ont été réquisitionnées aussi par la gendarmerie pour entrave à la règlementation.
Mohamed Youssouf
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