La Gazette

des Comores

Médias : L’ORTC a 16 ans

Médias : L’ORTC a 16 ans © : HZK-LGDC

La télévision nationale a soufflé jeudi dernier sa 16e bougie en présence du directeur général et de beaucoup d’invités de marque comme Hamada Madi Boléro, le tout premier directeur de la chaine publique.


C’est au cours d’une cérémonie sans faste que la télévision nationale a soufflé sa 16e bougie. Jeudi dernier, l’office radio et télévision des Comores a célébré son 16e anniversaire depuis sa création en 2006. La cérémonie a eu lieu au siège de la télévision à Voidjou, à quelques encablures au nord de la capitale. Après la lecture de quelques versets du Coran qui ont marqué l’ouverture de la cérémonie, le chef du personnel de l'ORTC a tenu à rappeler, année après année, l'évolution de la boîte de 2006 à nos jours. Parmi les réalisations phares, la mise en réseau sur satellite de la chaîne nationale permettant à la diaspora, notamment, de poursuivre à temps réel le programme de la chaîne. Quant aux difficultés rencontrées, le chef du personnel évoque le statut du personnel qui n’est toujours pas dans un cadre légal. Son adoption par le parlement a toujours été repoussée sine die.

 

Sur ce sujet précis, l’ancien secrétaire général de la COI et tout premier directeur de l’ORTC, Hamada Madi Boléro, présent dans la cérémonie, a promis au personnel de donner un coup de main pour accélérer l’adoption dudit projet de loi. Mais pour ce faire, et comme un préalable à sa démarche, Boléro exhorte les agents de l’ORTC à être « unis ». « C’est à partir de là qu’on va pouvoir solliciter l’accompagnement du chef de l’État Azali Assoumani », devait-il annoncer.

 

Enfin, le directeur général Mohamed Abdou Mhadjou. Dans son allocution, ce dernier a appelé le personnel à « aider » le gouvernement. En aucun cas, assure-t-il », l'Ortc n'a pas intérêt à s’opposer au régime ». « Je ne cesse de le répéter qu'à l'Ortc il n’y a qu’une seule politique et c’est celle du gouvernement. N’empêche, le jour du vote chacun est libre de voter pour qui il veut. Notre politique est celle du gouvernement car c’est lui qui nous subventionne », a déclaré celui qui a oublié de souligner qu’un média, quoique public, se doit aussi d’interpeller les pouvoirs publics au-delà d’accompagner les bonnes initiatives comme la démocratie. Un média de service public est censé s’ouvrir à toutes les sensibilités et aux divers courants d’opinion, ce qui forge sa crédibilité et renforce son audience.

 

Ibnou M. Abdou

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.