L’Union pour de la Presse Francophone section Comores a été reçue mardi par le président de la République. Et le chef de l’Etat se dit préoccupé par la problématique de la justice et la presse au plus haut niveau.
La section comorienne de l’Union de la Presse Francophone a été reçue mardi dernier au Palais de Beit Salam par le président de la République. La présidente de la section comorienne de l’UPF a profité de cette occasion pour parler de la situation des journalistes dans le pays mais aussi de la manière dont sont gérées les affaires courantes ces derniers temps.
« Vous avez fait de l’émergence des Comores votre priorité absolue, nous adhérons à ce projet, d’autant que nous croyons à votre sincérité. Mais l’émergence possible de ce pays passe aussi par la transparence. Et certaines affaires ces derniers temps nous inquiètent » a dit Faïza Soulé Youssouf, la présidente de l’UPF. La présidente de l’UPF section Comores a montré le souci des journalistes à participer à la construction du pays et non à participer à un désordre. « La famille des journalistes craint pour elle-même et elle s’inquiète de certaines actions inacceptables comme les intimidations ou encore la vidéo du lycée Saïd Mohamed Cheikh d’un enfant qui se fait violemment tabassé par le PIGN », a-t-elle poursuivi.
De son coté, le président de la République dit croire à l’émergence, de la place et du rôle des journalistes dans le pays. « Ma détermination à mettre ce pays sur les rails du développement est plus forte que jamais. Et la problématique de la justice et la presse est quelque chose qui me préoccupe au plus haut point, même si la séparation des pouvoirs est pour moi un principe sacré » a déclaré le Président Azali Assoumani.
Contrairement aux autres pays, le président de la République se dit que les journalistes comoriens vivent dans un environnement de quiétude et de respect de certaines valeurs humanistes et républicaines. Et il reste convaincu que la presse nationale devient inéluctablement au fil des années ce 4ème pouvoir que nous voyons ailleurs dans les grandes démocraties. « Nous ne pouvons pas prôner l’émergence et avoir des pratiques contraires, je vous l’accorde. Mais nous sommes dans une phase de correction de mentalités, de pratiques et de culture devenues la règle depuis bien longtemps dans notre pays, et cela demande du temps. Mais nous corrigeons tous les jours », souligne le chef de l’Etat.
S’agissant de la vidéo du jeune lycéen frappé par des gendarmes, le président de la République juge inacceptable cet acte et que des mesures vont être prises. « Des mesures doivent être prises pour que plus jamais, ces scènes choquantes ne se reproduisent dans notre pays » a conclu le Président de la République.
Mohamed Youssouf
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