Vingt-six (26), c’est le nombre de journalistes encartés depuis la mise en place de la politique de la carte de presse par le Conseil National de la Presse et de l’Audiovisuel (CNPA) et le ministère de l’Information. Une nécessité qui fait écho au sein même du corps journalistique.
"Est journaliste professionnel, toute personne physique qui a pour occupation principale, régulière et rétribuée, l'exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse (audiovisuelle ou écrite) et qui en tire au moins 60% de ses revenus », lit-on sur l’article 76 du code de l’information. A cet effet, le CNPA, régulateur légal de la presse nationale, laisse comprendre que les difficultés pour l’obtention de la carte de presse n’adviennent pas du régulateur mais « du journaliste ».
L’organe régulateur laisse comprendre que tout métier est obligé d’avoir un statut formel, un syndicat, pour s’occuper des modalités normales et administratives. Raison pour laquelle les journalistes devront se constituer en syndicat. Pour avoir la carte professionnelle de presse, le journaliste en exercice sera soumis à un système de pointage et d’autres éléments sont en étude pour un complément du dossier. Et celles-ci sont délivrées en session. Soit deux sessions par an, une en mars et une autre en octobre.
Pour la première session de mars dernier, le CNPA et la commission du ministère de l’intérieur ont encarté 26 journalistes. Kamal Saindou, membre du CNPA et coordinateur explique qu’il faut doter de la carte de presse au maximum de journalistes. « Il faut une masse critique, mais dans le respect des normes et en fonction de la qualité du travail et de la ponctualité », montre-t-il. Conformément à la loi, pour bénéficier de la carte, il faut être reconnu comme journaliste ou exercer une fonction assimilée.
Cette carte délivrée pour une période de deux ans renouvelable peut être retirée ou suspendue à tout moment selon l’article 8 de l’extrait du texte règlementaire de l’attribution de la carte de presse. Mais les journalistes en exercice sont désorientés quant aux procédures. Pour beaucoup, la procédure est longue et compliquée. Pour le CNPA et la Commission, les dossiers, souvent administratifs, demandés n’auraient servi qu’à crédibiliser la personne en question. Ces mêmes entités considèrent que la délivrance en session motive les demandeurs et évite les demandes courantes des uns et des autres. A quand notre tour ? Car selon les données recueillies, la presse écrite représente 5% des cartes délivrées et 95% pour l’audiovisuel.
A.O Yazid
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC