Après l’annonce de la fermeture provisoire de la station Radio Kaz, le Conseil National de la presse et de l’Audiovisuelle (CNPA) a rendu une décision d’interdiction de diffusion pour ladite station, le mercredi 19 septembre dernier. Dans la foulée, l’Autorité Nationale de Régulation des TIC (ANRTIC) a notifié le retrait de la fréquence. Une décision « anormale » selon les responsables de la Radio Kaz.
Le feuilleton Radio Kaz continue. Après une brève accalmie, la station est de nouveau mise sous scellée. « On sent là une décision beaucoup plus politique que technique », se plaint Abdouchakour Moussa, chef des programmes et du personnel de la station radio. Cela fait presque deux mois que la radio privée de Mkazi ne diffuse plus ses programmes à la normale. Abdouchakour explique que le litige remonte à la bande du journal du 27 Août dernier que les autorités ont tenté de récupérer. Ce dernier précise que « les bandes n’étaient pas disponibles ». « Le CNPA nous a saisi à trois reprises et comme nous ne l’avions pas, nous leur avons expliqué. Puis il nous a saisi une quatrième fois avec une lettre qui nous interdisait de diffuser des émissions politiques ou le journal. Alors nous nous sommes déplacés pour plus d’explications. On s’était convenu qu’on allait rédiger une lettre pour nous excuser en raison de la non délivrance de la bande et d’établir notre grille de programme », explique Abdouchakour. Pour le chef des programmes, rien ne les obligeait à livrer la bande car le mandat des membres du CNPA est écoulé. « Nous avons jugé leur décision comme non fondée et illégale mais nous voulions procéder à l’amiable », poursuit-il.
Cette fois-ci, la décision est allée un peu loin car outre la décision de ne plus diffuser, la Radio Kaz s’est vue retirée sa fréquence par l’ANRTIC. « C’est donc dans le respect du cadre légal (art.9 et 33 de la loi sur les CE, art.33 du décret de création ANRTIC. Art.10, 11 et 12 de l’arrêté sur les tarifs d’utilisation des fréquences) auquel vous êtes régis, ainsi que la réquisition n°18/524/PR ordonnant la mise sous scellé des matériels sur les stations radios et télévisions non autorisées jusqu’à leur mise en conformité, que nous vous notifions de cesser sans délai vos émissions jusqu’à nouvelle ordre », lit-on dans la note de l’ANRTIC.
Pour la direction de la station radio, cette décision n’a rien de technique. Le CNPA, organe régulateur de la presse, a décidé de retirer l’autorisation de diffusion de ladite station. La direction de radio Kaz promet de saisir la justice et espère avoir gain de cause. Cette dernière précise que le CNPA n’a aucune force sur la régulation car « ses membres sont en fin de mandat ». Radio Kaz craint depuis la non ouverture. « Nous n’avons aucun espoir pour une réouverture de notre station et cela sera contre les lois. Seulement, nous suivons les procédures légales dans l’espoir d’une solution à l’amiable », a précisé notre interlocuteur. Abdouchakour a déclaré que la direction a adressé un courrier au CNPA contestant leur décision car les membres ne sont pas légaux.
A.O Yazid
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