La Gazette

des Comores

Mort de l’ancien Mufti Said Toihir: Un an déjà, le pays lui rend hommage

Mort de l’ancien Mufti Said Toihir:  Un an déjà, le pays lui rend hommage © : HZK-LGDC

Cela fait déjà un an, jour pour jour, selon le calendrier musulman, que l’ancien Mufti des Comores est mort. Hier lundi à la faculté Imam Chanfiou a eu lieu une conférence débat consacrée à la biographie du 3e mufti des Comores en présence du président de la République.


En partenariat avec Beit Salam, les Oulémas du pays ont organisé une conférence débat à la mémoire de Charif Said Toihir Ben Saïd Ahmed Maoulana mort dans la nuit du 14 au 15 du mois de Chamban à l’âge de 78 ans. Au cours de cette conférence qui a duré plus de deux heures, le modérateur Dr Bacha insiste dans son introduction qu’il est du devoir des prédicateurs de ce pays d’organiser un tel événement pour relater la vie de cet ancien Mufti nommé en 1997 par le Président Taki. En présence du président Azali Assoumani arrivé à la 3e partie, Fundi Mouhydine, ancien cadi de Hamahamet estime que Toihir était exemplaire dans plusieurs domaines. D’après lui, l’ancien Mufti Toihir Ben Saïd Ahmed Maoulana se battait du matin au soir pour que la paix et la stabilité règne dans le pays. « Il avait des pieds rapides. Partout où il présentait un conflit, il intervenait », atteste Nidhoime Mohamed Boina, cadi de Mohéli.

 Au cours d’une émission spéciale de l’Ortc de ce lundi consacrée à la vie et l’œuvre de cet ancien mufti, Dr Said Bourhane Abdallah, ancien secrétaire général du Muftorat montre qu’il était un des fondateurs de l’Université des Comores. « Tout ce que nous pouvons dire sur les œuvres de l’ancien Mufti est valable et juste. Tout le mérite lui revient sans doute mais ce qui est important est la création de l’Université des Comores en 2003. Cette institution est créée par la grâce de Dieu et grâce aux efforts et aux idées de Charif Toihir et de l’actuel président des Comores », dit-il.

Pour sa part, le grand cadi, Mohamed Outhmane ajoute dans cette émission, que Said Toihir dès son retour dans le pays en 1967 essayait de comprendre la philosophie du pays avant de réagir. « Il n’est jamais allé dans un village pour prêcher dans un Madjlisse ou autres cérémonies sans se renseigner sur les origines du village afin qu’il soit plus éloquent dans son discours », atteste-t-il.

De son côté, le ministre en charge des affaires islamiques montre à son tour que le pays a perdu un grand homme. « La mort de Mufti a laissé un vide dans tous les domaines notamment celui de la religion », fait-t-il savoir tout en annonçant qu’il y aura la mise en place d’une commission spéciale pour immortaliser le vécu des anciens Mufti (vie et œuvres) comme Said Toihir, Said Abdourahamane, Al Habib Omar et Dr Said Omar Abdallah.

Ibnou M. Abdou

 

 


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