Le ministre de l’éducation appelle les enseignants à revenir sur leur décision et valider les examens de deuxième trimestre car « l'heure n'est pas au chantage mais à la mobilisation pour l’intérêt commun ».
Le ministre de l’éducation nationale appelle les enseignants à revenir sur leur décision en ce qui concerne la validation des notes du deuxième trimestre. En cette période de crise sanitaire mondiale, le ministre a appelé à la mobilisation de tout le monde. En cas de non-respect de la décision gouvernementale, le ministre n’exclut pas de prendre ses responsabilités. « Le pays traverse une période de crise sanitaire qui suscite la mobilisation de chaque citoyen pour faire barrage à cette épidémie qui a mis à genoux des grandes puissances. Ce n'est pas le moment de faire du chantage », avance-t-il.
Le ministre annonce que l'engagement sur les avancements sera respecté. Mais avec cette crise et l'entrée en vigueur de certaines mesures qui ne concernent pas que les enseignants, les avancements qui doivent se faire au mois de janvier n’ont pas pu l’être. « Pour le mois de janvier, on a connu un léger retard qui coïncide avec l'unification des fonctions publiques des îles et a créé une incohérence », explique-t-il, avant de préciser que « avec cette pandémie, le personnel médical, les forces de l'ordre, les journalistes et les gens qui servent ce pays sont tous dans un combat commun. Certains enseignants comoriens trouvent que c'est le moment de reculer face à leurs engagements ».
Le 11 avril dernier, le ministère a publié un arrêté qui appelait les enseignants et chefs des établissements scolaires de remplir les bulletins de note de deuxième trimestre 2019 pour se préparer à toute éventualité. « Certains enseignants campent sur leur position. En conséquence, le ministre prend à témoin les journalistes et l 'opinion publique de ce qui pourrait arriver », dit-il. « Le 25 avril est le dernier délai pour la validation des bulletins. Je vous demande donc de revenir sur vos décisions car après, ça sera trop tard. On n’aura plus à répondre à ces questions et ce sont les décisions qui en suivront ».
Pour rappel, en début février dernier, après concertations et discussions avec le gouvernement, l'intersyndicale avait pris la décision de geler les notes si on leur donne pas leurs avancements à temps.
Andjouza Abouheir
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