Réunis le 21 octobre dernier au gouvernorat de Mohéli, à Bonovo, des jeunes et des adolescents ont échangé avec les autorités insulaires sur l’accès à l’eau potable, l’assainissement, la protection de l’environnement et le budget public. Initiée par l’UNICEF, cette rencontre a permis aux participants d’exprimer leurs préoccupations et de proposer des actions pour améliorer leur cadre de vie.
La jeunesse de Mohéli veut participer davantage aux décisions publiques qui concernent son avenir. À l’occasion de cette rencontre de dialogue et de plaidoyer, les jeunes ont interpellé les autorités sur les difficultés d’accès à l’eau potable, la gestion des déchets et la nécessité de renforcer la sensibilisation environnementale, notamment dans les écoles et les établissements sanitaires. Le conseiller privé de la gouverneure Chamina, Valery Hadari a salué une initiative qui favorise les échanges entre les jeunes et les responsables publics. « Il s’agissait d’écouter les jeunes, leurs doléances et leurs plaidoyers concernant l’eau et l’environnement », a-t-il expliqué, insistant sur l’importance de leur implication dans la gestion des déchets, l’hygiène et la préservation des espaces publics.
Face aux préoccupations exprimées, le représentant du gouvernorat a présenté les projets d’adduction d’eau en cours à Fomboni et à Djoiezi, ainsi que celui prévu à Nioumachoi. Selon lui, les travaux à Djoiezi sont presque achevés, tandis que ceux de Fomboni se poursuivent. Ces infrastructures devraient contribuer à améliorer progressivement l’approvisionnement en eau potable, notamment dans les établissements scolaires et sanitaires. Toutefois, leur couverture ne concernera pas nécessairement l’ensemble de l’île. Les autorités ont également évoqué les mesures engagées pour améliorer l’assainissement. L’acquisition récente d’un camion compacteur doit renforcer la collecte des ordures dans la capitale insulaire.
À Mbouyou wa Madji, où se trouvait un dépôt sauvage, une solution provisoire a été mise en place avec l’acheminement des déchets vers Mbagani. À plus long terme, un site de traitement est prévu à Nkangani pour recevoir les déchets de plusieurs localités, de Hoani jusqu’à Djando. Valery Hadari a rappelé que la préservation de l’environnement nécessite une mobilisation collective, particulièrement à Mohéli, classée réserve de biosphère par l’UNESCO. Pour les participants, la rencontre constitue un point de départ vers des actions concrètes de sensibilisation.
« Nous avons constaté que la destruction de l’environnement est liée à nos habitudes quotidiennes. Nous allons donc sensibiliser nos familles et nos établissements pour améliorer notre environnement », a déclaré Mounayda Mohamed Hamada, jeune participante. Au-delà des engagements annoncés, cette rencontre souligne la nécessité d’associer davantage la jeunesse aux politiques publiques et de renforcer sa participation à la gestion durable des ressources et à la protection de l’environnement.
Riwad
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