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Violence policière au lycée de Moroni / Mistoihi Abdillah accuse les enseignants d’avoir caché « la réalité »

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Violence policière au lycée de Moroni / Mistoihi Abdillah accuse les enseignants d’avoir caché « la réalité » © : HZK-LGDC

Cinq jours après les échauffourées de lundi dernier entre forces de l’ordre et élèves du lycée Said Mohamed Cheikh, le directeur de cabinet du vice présidence en charge de l’énergie est monté au créneau. Mistoihi Abdillah pointe du doigt les enseignants, qui auraient sciemment caché la vérité. Pour lui, « c’est arbre qui cache la forêt ».


Lundi dernier, des échauffourées ont opposé des lycéens aux forces de l’ordre. On parle de plusieurs blessés de part et d’autre. Le directeur de cabinet du vice présidence en charge de l’énergie déplore. Toutefois, il campe sur sa position. « La vérité est cachée », affirme Mistoihi Abdillahi, avant d’ajouter que « c’est un arbre qui cache la foret ».

Au cours d’un entretien accordé à La Gazette des Comores, Mistoihi Abdillah se demande pourquoi on ne revient pas sur l’origine de ce problème et ou situer la part de responsabilité des uns et des autres ? « Moi personnellement je me demande pourquoi, on ne va pas au delà de la sanction prise du coté des forces de l’ordre, pour connaitre exactement quelles sont les motivations des enseignants ? », se questionne-t-il. « Qui est le vrai responsable de cet incident. Est-ce que c’est le gendarme ou la personne qui a suscité la descente injustifiée des élèves dans la rue ? », poursuit-il.

A en croire ce collaborateur du vice-président, ce sont ces derniers qui auraient poussé les élèves à descendre dans la rue, « sous prétexte qu’ils réclament l’électricité pendant que ces enseignants savaient très bien que le courant est bel et bien rétabli au lycée ». Et pourquoi ils (les enseignants toujours) préfèrent parler aux élèves des factures non payées pendant que la vraie question qui se pose, est  plutôt celle d’une grande fraude à l’électricité ?

Le directeur de cabinet révèle à La Gazette que lors de la rencontre du cabinet de la vice-présidence avec les enseignants, il leur avait lui-même proposé un tête-à-tête, entre ces enseignants, le cabinet et les élèves, pour clarifier la situation et connaitre la variété. « Ils ont carrément refusé », déplore-t-il, avant de se demande le pourquoi ?

M. Mistoihi soupçonne les enseignants d’avoir refusé tout simplement afin que « les élèves ne sachent pas la verrité ». Et lui de conclure qu’il s’agit d’une fraude bien orchestrée du réseau. « C’est-à-dire, au lycée Said Mohamed Cheikh, il y avait une petite Ma-mawé. L’ancien proviseur se permettait ensuite de revendre l’électricité ».

 

Ibnou M. Abdou

 

 


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