La Gazette

des Comores

Ministère des Transports / Interdiction pour les embarcations non immatriculées d'accoster

Ministère des Transports / Interdiction pour les embarcations non immatriculées d'accoster © : HZK-LGDC

En conférence de presse à Moroni hier mercredi, le Colonel Hamza, commandant de la Garde Côtes Comorienne et chargé de l'administration de la Police maritime, Mohamed Saïd Salim Dahalane, secrétaire général au Ministère des Transports, le directeur de la pêche, ont communiqué une note de service portant application de la réglementation maritime en Union des Comores. Désormais, la circulation maritime des embarcations de pêche, de transport des marchandises et/ou des passagers, et même des bateaux de plaisance doit absolument faire l'objet d'une immatriculation pour pouvoir être opérationnelles dans la légalité.


« Cette mesure est le fruit d'une minutieuse étude de la sécurité de la circulation des embarcations, étude entreprise par les autorités et des techniciens du domaine. Nous jugeons opportun de porter les résultats à la connaissance du public », a déclaré Dahalane. Cette démarche est guidée par la préoccupation de sauvegarder des vies humaines en mer et de protéger des personnes et des biens. Le colonel Hamza clarifie : « Les vedettes de pêche ne sont pas autorisées à transporter des passagers. Et j'insiste bien, toutes les embarcations doivent faire l'objet d'une homologation et d'une immatriculation, sous peine de poursuite judiciaire ou autre sanction ».

 

Pour l'heure, seuls les ports de Moroni, de Fomboni et de Mutsamudu sont reconnus. Tout autre point d'embarquement et de débarquement des passagers et/ou des marchandises reste illégal, car estimé dangereux. Le recours aux quais occasionnels, notamment de Chindini (Ngazidja) et de Hoani (Moili) à bord des kwasa kwasa est-il le fait du hasard ? L'absence des digues de sécurité fait du port de Fomboni, un simple accès maritime. D'où la réticence des bateaux agrées à se rendre dans l'île de Djumbe Fatima.

 

Les conférenciers restent intransigeants sur le mouvement inter-îles des embarcations de fortune ou moyen maritime assimilé. Elles ne sont pas équipées de moyens de communication, et n'ont pas effectué des visites techniques. Et le colonel  de poursuivre: « Entre les îles de l'Union des Comores, il n'y a pas de transports de clandestins, mais plutôt des transports illégaux. Les embarcations sont surveillées de près. Les mesures d'accompagnement pour l'application de la note sont d'ores et déjà prises ».

 

La modalité pour l'homologation et l'immatriculation des navires est moins contraignante. Selon le directeur de la pêche « pour les vedettes de 6 à 9 mètres, il faut présenter une pièce d'identité nationale et les dossiers du navire. Il s'agit de vérifier, entre autre s'il est submersible et flottant ». Sur le bras de mer « Ndzouani-Maore » devenu un lugubre cimetière marine, les orateurs se montrent unanimes : « C'est une solution globale. Elle concerne l'Archipel entier. La sauvegarde des vies humaines relève de la responsabilité de l’État, sans la moindre concession », précise le coordonnateur de la Police maritime. Les «timoniers » des pirogues non motorisés, qui s’intéressent des zones littorales peuvent respirer, pour l'heure.

 

B.M Gondet

 


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