Le tout nouveau directeur de Comores Télécom vient de suspendre provisoirement le quota de téléphonie mobile et révise à la baisse le montant du quota attribué à des bénéficiaires. Des mesures visant à récupérer des dizaines des millions engloutis dans ce système accordant à des hautes personnalités des forfaits téléphoniques, un privilège jugé parfois exorbitant.
Après l'annulation des actes de contrat d'avancement et de titularisation, Oumara Mgomri s'attaque au quota que bénéficient non seulement des responsables de la société Comores Télécom mais également certaine hautes personnalités de l’État et certains directeurs des sociétés et organes de l'État.
Dans une note signée jeudi dernier, le patron de cette société d'État, dans un premier temps les mesures prises par le conseil d'administration dans sa session du 26 décembre 2015 suspend provisoirement les quotas téléphoniques. Dans un deuxième temps, le directeur baisse de moitié les quotas de téléphonie mobile supérieure ou égale à 15 000 fc, gracieusement attribués à des « bénéficiaires ».
La nouvelle direction vise par cette mesure à récupérer une centaine des millions engloutie par ce système de quota qui n'a rien d’illégal dans les sociétés de prestations de service si on tient compte des nombreuse personnalités étatiques et insulaires qui bénéfice de ce privilège. Dans la société elle même, ils seront une centaine de cadres à avoir accès à cet avantage.
Aussi nécessaires qu'elles soient, ces mesures d’assainissement qui tombent comme une pluie diluvienne, risquent de poser un précédent si elles ne sont pas accompagnées d'un début d'explication.
Maoulida Mbaé
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