La Gazette

des Comores

Mesure de prévention dans le transport routier : Les transporteurs exigent des mesures d’accompagnement

Mesure de prévention dans le transport routier :  Les transporteurs exigent des mesures d’accompagnement © : HZK-LGDC

L'arrêté du 24 avril sur les nouvelles mesures de réduire le nombre des passagers dans le transport dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, ne fait pas l'unanimité. Le syndicat des transporteurs, Wusukani wa Masiwa, exige une réduction du prix à la pompe à titre de compensation. A défaut de quoi une grève sera enclenchée.


Le ministère de l’intérieur a pris la décision de réduire le nombre de passagers dans le transport en commun. La mesure entre dans le cadre de la prévention contre le Covid-19 mais n’est pas sans impacter les transporteurs qui voient leurs revenus journaliers considérablement réduits. En effet désormais, les taxis-ville doivent se limiter au maximum à 4 passagers à bord y compris le chauffeur. Pour les taxis-brousse de type minibus, zafira, ils doivent transporter un maximum de six passagers y compris le chauffeur.

 

Pour ce qui des taxis-brousse de 18 places, ils se voient imposer un maximum 10 passagers y compris le chauffeur tandis que les bus de 32 places doivent quant à eux transporter un maximum de 16 passagers à bord y compris bien évidement le chauffeur. Pour remédier au manque à gagner inhérent à cette mesure, les transporteurs exigent la baisse du prix du carburant.

 

« Imaginez un bus de 36 places qui quitte le Mbadjini pour Moroni avec seulement 16 passagers, cela équivaut à rouler à vide » fulmine le président de Wusukani wa Masiwa, contacté au téléphone par La Gazette des Comores. Si le syndicat n’est pas contre la décision, il demande que l’État fasse des concessions sur ce qui est du prix à la pompe afin d’accompagner les transporteurs. Et si cette demande reste un vœu pieux et que les autorités maintiennent malgré tout leur décision, le syndicat envisage de déclencher une grève avec toutes les conséquences socio-économiques qu’on sait.

Le même arrêté exige aussi l’usage de désinfectants et d’autres produits d'hygiène dans les véhicules de transport en commun. Pour les banques autres établissements financiers et commerciaux, le port du masque pour les agents ou employés est « obligatoire » et la distanciation sociale d’un mètre dans ces lieux de forte fréquentation, également obligatoire.

Andjouza Abouheir

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.