La Gazette

des Comores

Mayotte : Des bacheliers sans papiers privés d’études supérieures

  •  
  •   admin
Mayotte :  Des bacheliers sans papiers privés d’études supérieures © : HZK-LGDC

A Mayotte, île comorienne sous administration française, des bacheliers sans papiers pourraient ne pas partir poursuivre leurs études supérieures, en France notamment. Le collectif des étudiants étrangers de Mayotte ne baisse pas les bras face à cette situation qui concerne une centaine de bacheliers.


Nos confrères du « Journal De Mayotte » évoquent le cas d’Ansoirdine Ahamada. Ce sans-papier vient d’avoir son bac en filière technicien d’études du bâtiment (TBEE). Son dossier a été accepté dans une école professionnelle à côté de Grenoble. C’est là qu’il compte poursuivre ses études et acquérir des qualifications qui pourraient le mener vers des postes d’encadrement dans le secteur du bâtiment… Et pourtant, souligne le journal, Ansoirdine pourrait ne pas partir. Il n’a pas de passeport français ni même de titre de séjour. Il fait partie de la centaine de bacheliers étrangers sans papiers de Mayotte, bloqués dans la poursuite de leurs études supérieures.

« Le Journal De Mayotte » rappelle que l’an dernier, des étudiants dans la même situation avaient créé un collectif, après une manifestation et une pétition envoyée à la préfecture. Une rencontre avec le préfet avait débouché sur la création d’un dispositif, renouvelé cette année, pour accélérer les démarches administratives des futurs étudiants.

« La préfecture avait posé des conditions : décrocher le bac, trouver une place dans un établissement supérieur et avoir un numéro de dossier complet à la préfecture. On a essayé de faire tout ce que la préfecture demandait, comme envoyer les relevés de notes. Mais à ce jour, nous n’avons aucune nouvelle », explique Ansoirdine Ahamada, à nos confrères de Mayotte.

Dans un communiqué publié par le collectif des étudiants étrangers vivant à Mayotte, on peut lire que «l’année dernière, les étudiants qui passaient par ce dispositif ont été contactés par les services de la préfecture dans un délai de 5 à 15 jours alors que cette année aucun étudiant n’a été contacté sachant que dans un mois, ils doivent reprendre les cours». Une situation que confirme Ansoirdine: «C’est vrai que les cours commencent début septembre. Mais beaucoup d’entre nous sommes confrontés à un autre problème. Nous sommes préinscrits mais il faut se rendre sur place pour confirmer notre inscription». Le collectif pointe de doigt la préfecture qui « ne respecte pas les délais de traitement des dossiers ».

«On a travaillé pour construire quelque chose. On ne veut pas être coincés. On ne veut pas qu’on nous prive de nos chances», conclut Ansoirdine.

 

TM


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)