La Gazette

des Comores

Les agences maritimes en grève illimitée

Les agences maritimes en grève illimitée © : HZK-LGDC

Le collectif des représentants maritimes a entamé une grève illimitée depuis lundi 14 septembre. Il proteste contre les mesures engagées par le patron de la nouvelle structure qu’est la société comorienne des ports. Lesquelles mesures sont jugées « arbitraires », et visent selon les grévistes à « détruire les agences ainsi que l’économie du pays ».


Tout va mal pour les agences. Depuis la mise en place de la Société comorienne des ports (SCP), les agences maritimes peinent à évoluer. Cela est dû à une augmentation des tarifs avec des conditions jugées « incroyables » au sein des ports. Ces derniers font référence au badge d'accès passé en un laps de temps de 5000 fc à 15.000 fc, ou encore l’assainissement des bateaux dont le tarif est passé de 5000 fc à 15.000 fc également. Les représentants maritimes se sont indignés à maintes reprises mais, hélas, jusque-là ils n’ont fait que prêcher dans le désert. C’est pour cela que lundi dernier, ils ont décidé d’entamer une grève illimitée jusqu’à avoir gain de cause.

 

« Nous sommes conscients de l’impact que va avoir cette grève au niveau de notre économie mais nous n’avons pas le choix. Ainsi tenons-nous à présenter nos excuses à nos clients », s’incline Hachim Said, membre du Corema, le collectif. Ce dernier accuse le patron des ports de « n’en faire qu’à sa tête » et d’augmenter les prix des prestations « unilatéralement ».

 

« Nous essayons de travailler en fonction des moyens de nos clients. Mais Dahalane Said Salim ne le voit pas sous cet angle. Avec ses tarifs imaginaires, on est dans l’obligation d'augmenter les prix des bagages des clients, ce qui n'était pas envisageable avant son arrivée. Nous avons donc décidé d’entamer la grève dans l’espoir de lui faire changer son fusil d’épaule », poursuit-il, avant d’ajouter que « ce n'est pas le Dahalane qu'on a connu avant. Il a oublié ses missions même en tant que patron des ports. Sa nomination est censée réunir les quatre ports pour avoir une administration forte. Mais ce qu’il fait, c’est totalement le contraire ».

 

De son côté, le président du collectif des agences maritimes affirme que c’est le désordre total au sein de l’administration. « On a l’impression de naviguer à vue. On fait face à des amandes illégales et on ne sait plus qui fait quoi. C’est vraiment regrettable », s’emporte notre interlocuteur. « Normalement, nous devons travailler avec Toilabia, la directrice régionale de l'APC. Mais, hélas ce n’est plus le cas… ». Ce dernier montre que le ministre de tutelle avait pris une note de service portant suspension des mesures prises par le DG des ports mais que le document serait resté lettre morte.

 

« Nous demandons au gouvernement de bien vouloir agir. Il doit interpeller Dahalane à revenir sur sa décision dans les plus brefs délais. Nous réclamons que les prix reviennent comme avant à moins que l'émergence qu'on nous parle ne soit qu’une illusion », poursuit-il. Pour rappel, Dahalane Said Salim est à la tête de la Société Comorienne des Ports depuis plus de 5 mois dans le but de réunir les trois ports en une seule administration.

 

Nassuf Ben Amad

 


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